Cotation transport routier : méthode et prix de revient
Ce guide s'adresse à qui établit ou reçoit des prix de transport routier de marchandises en France : exploitation, achats transport, direction commerciale d'un transporteur. Vous y trouverez les données qui rendent un envoi chiffrable, la logique tarifaire de chaque mode, une méthode de prix plancher au kilomètre applicable à vos propres coûts, et la façon de comparer deux grilles qui ne couvrent pas le même périmètre. Comptez un peu plus de vingt minutes de lecture, et davantage si vous remplissez le tableau de la section 5 en même temps.
Coter un transport : la réponse courte
Coter un transport, c'est répondre par un prix ferme à une demande dont les quatre variables de coût sont connues. Si l'une des quatre manque, le prix produit n'est pas une cotation : c'est une estimation, et elle sera corrigée par des suppléments après exécution.
| Variable | Question posée | Données qui la renseignent |
|---|---|---|
| L'envoi | Qu'est-ce qui part, et quelle place cela prend | Poids brut réel, dimensions ou volume, nombre et type de supports, gerbabilité, nature et conditionnement |
| Le trajet | D'où à où, et ce qui complique l'accès aux deux bouts | Adresses complètes, type de site, gabarit accessible, matériel de manutention disponible sur place |
| Le mode | Par quel dispositif l'envoi circule | Lot complet, groupage, messagerie ou affrètement, choisi et non subi |
| Le service | Ce qui est vendu en plus du déplacement | Délai, prise de rendez-vous, plages horaires, hayon, livraison à l'étage, température dirigée, valeur déclarée |
Ce guide traite du transport routier de marchandises en France, et du prix avant exécution. Le contrôle de la facture après exécution est traité séparément dans le guide sur le contrôle des factures de transport. Les deux se lisent dans cet ordre : un prix qu'on ne sait pas construire est un prix qu'on ne saura pas contrôler.
Comme dans ce guide voisin, chaque élément est rattaché à sa nature : ce qui relève de la loi et s'applique même sans accord, ce qui relève du contrat et doit donc être écrit, et ce qui n'est qu'une pratique interne. Confondre les trois est la première cause de désaccord sur un prix.
Ce qu'une demande de cotation doit contenir pour être chiffrable
Le tableau ci-dessous est la pièce à garder sous la main. Chaque ligne indique à quoi la donnée sert dans le calcul, et ce qui se produit concrètement quand elle manque. La colonne de droite n'est pas une liste de risques théoriques : c'est la description du supplément qui apparaîtra sur la facture, ou du déplacement qui sera perdu.
| Donnée | À quoi elle sert dans le calcul | Ce qui se passe si elle manque |
|---|---|---|
| Adresse de chargement | Détermine la zone, le kilométrage et le rattachement à une tournée existante | Le prix est calculé sur une zone approximative, donc faux dès la première facture |
| Contraintes d'accès au chargement | Décide du gabarit du véhicule et du temps passé sur place | Un véhicule qui ne peut pas entrer, une immobilisation et parfois une seconde présentation, aucune des trois n'étant au prix |
| Adresse de livraison | Même rôle que le chargement, plus le rattachement à une zone de distribution | Même effet, aggravé en messagerie où la zone commande la tranche tarifaire |
| Contraintes d'accès à la livraison | Décide du gabarit, du matériel nécessaire et du temps de déchargement | Le poste le plus fréquemment oublié, et celui qui produit le plus de suppléments contestés |
| Nature de la marchandise | Conditionne le type de véhicule, l'assurance, les règles de chargement | Impossible de savoir si l'envoi relève d'un régime particulier, donc prix non opposable |
| Conditionnement | Détermine la manutention, la gerbabilité et la tenue au transport | Les réserves à la livraison deviennent probables et le coût de la casse n'est dans aucun prix |
| Poids brut réel | Base de la taxation au poids et de la charge utile | Aucun calcul possible, ni de tranche, ni de plancher |
| Dimensions ou volume | Base du poids volumétrique et de la place réellement consommée | Un envoi léger et volumineux est coté trop bas, le transporteur perd sur tout le segment |
| Nombre et type de supports | Détermine la surface au plancher et la compatibilité avec le matériel | Le nombre de positions palettes est faux, donc la part de véhicule vendue est fausse |
| Hauteur gerbable | Décide si l'envoi peut supporter une charge au-dessus de lui | Une palette non gerbable facturée comme gerbable consomme le double de la place vendue |
| Température dirigée | Impose un engin conforme et un poste de coût énergétique distinct | Le prix est celui d'un transport sec, et l'engin conforme n'est pas garanti |
| Matières dangereuses | Impose un véhicule, un équipage et une documentation spécifiques | Chargement refusé au quai, ou exécuté hors cadre |
| Matériel de chargement et de déchargement | Décide si le véhicule doit porter un hayon ou un transpalette | Le matériel manque, l'opération ne se fait pas et le déplacement est perdu |
| Prise de rendez-vous et plages horaires | Consomme du temps de conducteur et contraint le plan de transport | Le temps passé à attendre n'est ni estimé ni rémunéré, alors que la loi impose de l'estimer |
| Valeur de la marchandise | Détermine l'opportunité d'une déclaration de valeur au-delà des plafonds légaux | En cas de dommage, l'indemnité reste plafonnée très en dessous de la valeur réelle |
| Délai exigé | Décide du mode, du nombre de conducteurs et de la faisabilité | Un délai découvert après acceptation transforme un lot ordinaire en opération tendue |
Deux précisions sur l'usage de ce tableau. D'abord, il ne se remplit pas dans l'ordre où il est écrit. Les quatre premières lignes, les adresses et leurs contraintes, décident du gabarit du véhicule, donc de la faisabilité : elles se traitent avant tout calcul. Ensuite, les rendez-vous et plages horaires ne sont pas une préférence du destinataire mais un poste de coût : le contrat doit prévoir, à peine de nullité, l'estimation des temps nécessaires au chargement et au déchargement, ainsi que les modalités de calcul de la rémunération et des pénalités correspondantes.
Source : Code des transports, article L3222-8.
Pourquoi le même envoi ne se cote pas de la même façon selon le mode
Quatre mots reviennent dans toutes les demandes, et deux d'entre eux seulement ont une définition juridique. Le groupage et l'affrètement sont des activités de commission de transport, définies par le code des transports : le groupage réunit des envois de plusieurs expéditeurs en un lot unique, l'affrètement confie des envois à des transporteurs publics sans groupage préalable. Le lot complet et la messagerie, eux, sont des catégories commerciales sans définition légale.
Source : Code des transports, article L1411-1 et article R1411-1.
Cette distinction a une conséquence pratique immédiate : dans une opération de commission, votre interlocuteur ne conduit pas le camion. Il répond du transport qu'il fait exécuter, mais il ne détient ni les horodatages du site, ni le poids de pesée, ni la lettre de voiture signée. Demander une cotation à un commissionnaire et exiger ensuite des justificatifs d'exécution comme à un transporteur produit des échanges sans fin.
| Mode | Ce qui est vendu | Unité de taxation dominante | Ce qui fait bouger le prix |
|---|---|---|---|
| Lot complet | La capacité entière d'un véhicule, du chargement à la livraison sans rupture | Le voyage, souvent exprimé au kilomètre ou au forfait de liaison | Kilométrage, chance de retour en charge, immobilisation aux deux bouts |
| Groupage | Une part de capacité mutualisée avec les envois d'autres expéditeurs | Le poids taxable, corrigé du taux de remplissage visé | Nombre de ruptures de charge, compatibilité des marchandises entre elles |
| Messagerie | L'accès à un réseau de collecte, de tri et de distribution | La tranche de poids taxable par zone, avec un minimum de perception | Zone, tranche, accessoires de livraison, taux de réussite à la première présentation |
| Affrètement | L'organisation de l'opération par un tiers qui la confie à un transporteur | Un prix négocié opération par opération, sans grille opposable | Tension du marché à la date et sur l'axe, sens du flux, urgence |
La règle de choix est simple à énoncer. Tant que l'envoi occupe moins de la moitié de la capacité utile du véhicule, le groupage et la messagerie sont presque toujours moins chers, parce que le coût du voyage se partage. Au-delà, le lot complet reprend l'avantage, parce que la part de capacité inutilisée que vous payez dans un envoi groupé devient supérieure au coût d'un véhicule dédié. L'affrètement, lui, ne se choisit pas sur le prix : il se choisit quand vous n'avez ni le véhicule ni la grille, et son prix est celui du marché à cette date, sur cet axe, dans ce sens.
Volume et poids : le principe et l'absence de règle universelle
Un véhicule est limité par deux choses : ce qu'il peut porter, en kilogrammes, et ce qu'il peut contenir, en mètres cubes ou en positions au plancher. Un envoi léger et volumineux consomme la seconde limite sans entamer la première. Si le tarif ne retient que le poids, cet envoi occupe le véhicule sans le payer.
D'où le poids taxable, qui est le plus élevé des deux valeurs suivantes : le poids brut réel, et un poids volumétrique obtenu en multipliant le volume par un ratio de conversion. Le calcul, lui, n'a rien de mystérieux. Ce qui compte est le ratio.
Source : Décret n° 2017-461 du 31 mars 2017, annexe, articles 11 et 22.
Comment savoir ce que cela vous coûte. Prenez vos trois envois les plus représentatifs, calculez pour chacun le poids réel et le poids volumétrique avec le ratio de la grille, et regardez lequel des deux commande. Si c'est le poids volumétrique sur deux envois sur trois, votre flux est un flux de volume : le ratio est alors le premier terme à négocier, avant le tarif au kilogramme. Le calculateur de volume et de poids taxable fait ce calcul, gratuitement et sans inscription.
Construire un prix de revient au kilomètre à partir de vos propres coûts
C'est la partie du guide qui sert le plus longtemps, et la seule qui exige un peu de travail. L'objectif n'est pas de savoir combien coûte un kilomètre en général : cette question n'a pas de réponse. Il est d'obtenir votre plancher, celui en dessous duquel une opération détruit de la valeur, avec la chaîne de calcul qui permet de le recalculer quand un poste bouge.
Les coûts se rangent en trois familles, pas une. C'est la faute la plus fréquente : tout ramener au kilomètre. Un véhicule à l'arrêt coûte de l'argent, un conducteur qui attend coûte de l'argent, et aucun des deux ne parcourt de kilomètre pendant ce temps. Les trois familles sont donc les coûts journaliers liés à la détention du véhicule, les coûts horaires liés au conducteur, et les coûts kilométriques liés au roulage.
La chaîne de calcul, en sept étapes
- Coût journalier du véhicule : additionnez l'amortissement ou le loyer annuel, les assurances et les taxes, puis divisez par le nombre de jours d'exploitation réels de l'année, immobilisations atelier déduites.
- Coût horaire du conducteur : coût employeur annuel complet, frais de route compris, divisé par les heures de service réellement effectuées et non par un horaire théorique.
- Coût kilométrique : somme du carburant ou de l'énergie de propulsion, des pneumatiques, de l'entretien et des péages, chacun ramené au kilomètre parcouru.
- Coût direct de l'opération : jours mobilisés multipliés par le coût journalier, plus heures de service multipliées par le coût horaire, plus kilomètres parcourus multipliés par le coût kilométrique. Les heures comptées sont celles de l'opération complète, attente aux quais comprise.
- Correction du parcours à vide : les kilomètres sans marchandise ne se facturent pas mais se paient. Divisez le coût kilométrique par la part des kilomètres en charge. Un quart de kilomètres à vide fait porter aux trois quarts restants la totalité du coût de roulage.
- Correction du remplissage : pour un envoi qui ne remplit pas le véhicule, divisez le coût de l'opération par la capacité réellement vendable, c'est-à-dire la charge utile multipliée par le taux de remplissage visé, et non par la charge utile théorique.
- Structure et marge : ajoutez les frais de structure en pourcentage des coûts directs, puis la marge visée. Le résultat des six premières étapes est un coût. Le plancher commercial est ce coût augmenté des frais de structure ; en dessous, l'opération ne paie pas le siège.
Le tableau à remplir
Quinze valeurs suffisent. Elles se trouvent toutes dans votre comptabilité, votre planning et vos données de chronotachygraphe. Nous ne préremplissons aucune case : un coût de référence emprunté à une moyenne de secteur produit un plancher qui n'est le vôtre sur aucun flux.
| Poste | Unité | Où la trouver | Votre valeur |
|---|---|---|---|
| Amortissement ou loyer du véhicule | € par an | Immobilisations, ou les loyers de crédit-bail | |
| Assurances du véhicule et de la marchandise | € par an | Primes payées sur l'exercice | |
| Taxes et redevances liées au véhicule | € par an | Comptes de taxes, cartes et contrôles | |
| Jours d'exploitation du véhicule | jours par an | Planning réel, congés et immobilisations déduits | |
| Coût employeur du conducteur | € par an | Salaires, charges, frais de route | |
| Heures de service du conducteur | heures par an | Données du chronotachygraphe | |
| Carburant ou énergie de propulsion | € par km | Consommation réelle multipliée par le prix payé | |
| Pneumatiques | € par km | Achats de l'exercice divisés par les kilomètres parcourus | |
| Entretien et réparations | € par km | Même règle, atelier interne compris | |
| Péages | € par km | Relevés de badge, par axe si les itinéraires diffèrent | |
| Kilométrage annuel | km par an | Compteur, et non le kilométrage facturé | |
| Taux de parcours à vide | % des kilomètres | Kilomètres sans marchandise divisés par le total | |
| Taux de remplissage visé | % de la capacité | Charge moyenne emportée divisée par la charge utile | |
| Frais de structure | % des coûts directs | Charges de siège divisées par les coûts directs de l'exercice | |
| Marge visée | % du prix de vente | Décision de direction, pas un calcul |
Pour situer vos valeurs face à celles du secteur, la référence publique est le Comité national routier, qui publie chaque année une enquête sur les conditions d'exploitation et les coûts des ensembles articulés en longue distance. Nous ne reproduisons ici aucun de ses chiffres : ils changent à chaque publication, et un coût recopié dans un guide devient faux quelques mois plus tard. Lisez la publication en cours.
Source : Comité national routier, enquête longue distance.
Les cinq paramètres qui déplacent le plancher
Les postes de coût eux-mêmes bougent peu d'une année sur l'autre. Ce qui déplace vraiment un plancher, ce sont les paramètres d'exploitation par lesquels on divise. Ils sont cinq, et chacun se trompe toujours dans le même sens.
| Paramètre | Ce qu'il commande | L'erreur habituelle | Effet sur le prix |
|---|---|---|---|
| Kilométrage annuel | Répartit les coûts journaliers sur plus ou moins de kilomètres | Surestimé, parce qu'on retient le kilométrage d'une bonne année | Le plancher sort trop bas et le reste toute l'année |
| Jours d'exploitation | Même effet sur la part journalière du coût | Surestimés, parce que les immobilisations atelier ne sont pas déduites | Le coût journalier réel est supérieur au coût calculé |
| Heures de service | Répartit le coût du conducteur | Sous-estimées, parce que l'attente et les coupures sont oubliées | Le coût horaire est sous-évalué là où il compte le plus, sur les flux lents |
| Taux de parcours à vide | Fait porter les kilomètres non facturés par ceux qui le sont | Calculé sur un axe favorable, puis appliqué à tous | Les retours à vide ne sont payés par personne |
| Taux de remplissage | Convertit un coût de voyage en coût par unité vendue | Pris à la capacité théorique du véhicule | Le coût au kilogramme est faux sur tout un segment de flux |
Ce qui s'ajoute au prix du déplacement
Un prix de transport n'est presque jamais un prix unique. Autour de la traction se greffent des éléments dont certains s'appliquent de plein droit et d'autres seulement s'ils sont écrits. La colonne « nature » du tableau ci-dessous est celle qu'il faut lire d'abord : elle dit si l'élément se négocie ou s'il s'impose.
| Élément | Nature | Base de calcul | Ce qu'il faut écrire au contrat |
|---|---|---|---|
| Énergie de propulsion | Légal | Révision de plein droit dès lors que le contrat mentionne ces charges, et mention obligatoire sur la facture | L'indice retenu, l'assiette en pourcentage du prix, le mois de référence |
| Groupes frigorifiques autonomes | Légal | Même mécanisme de révision de plein droit, avec ses propres indices | Les mêmes trois éléments, distincts de ceux de la traction |
| Péages | Contractuel | Aucun mécanisme légal de révision, contrairement à l'énergie | Le mode de refacturation, au réel ou au forfait, et la révision éventuelle |
| Temps d'attente et immobilisation | Légal pour le cadre, contractuel pour le tarif | Les durées de mise à disposition du contrat type, puis rémunération au-delà | L'estimation des temps et le mode de calcul, que la loi impose à peine de nullité |
| Prestations annexes | Légal pour la liste, contractuel pour le prix | Hayon, transpalette, prise de rendez-vous, livraison à l'étage, comptage, pesée | La liste convenue avant le chargement, prestation par prestation |
| Surcharges saisonnières | Contractuel | Périodes de pointe, congés, conditions hivernales | Les dates exactes, le montant et la base sur laquelle il s'applique |
| Livraison en centre-ville ou sur site réglementé | Contractuel | Zones à circulation restreinte, sites industriels à protocole, plateformes à créneau | La liste des sites concernés, ou la règle qui permet de les reconnaître |
| Échec de livraison et seconde présentation | Contractuel | Absence du destinataire, refus, adresse inexacte | Qui porte le coût selon la cause, et la preuve exigée |
Sur l'énergie de propulsion, le mécanisme est légal. Lorsque le contrat mentionne les charges de produits énergétiques de propulsion retenues pour l'établissement du prix, celui-ci est révisé de plein droit pour couvrir la variation de ces charges entre la date du contrat et la date de réalisation de l'opération, et la facture doit faire apparaître ces charges. Un dispositif identique existe pour l'énergie des groupes frigorifiques autonomes. À défaut de stipulations contractuelles identifiant ces charges, elles sont déterminées par référence aux prix et indices publiés par le Comité national routier.
Source : Code des transports, article L3222-1 et article L3222-2 ; Comité national routier, indexation gazole.
Sur les péages, il n'y a pas de mécanisme légal. Le chapitre du code des transports consacré au contrat de transport organise la révision de plein droit pour les charges d'énergie, et pour elles seules. Une hausse de péages ne se répercute donc que si le contrat le prévoit. C'est une asymétrie utile à connaître des deux côtés de la table.
Les durées de mise à disposition, sans convention écrite
Le temps passé sur site est le poste le plus discuté et le plus documenté. À défaut de convention écrite, ce sont les durées du contrat type général qui s'appliquent, et elles dépendent à la fois du poids de l'envoi et du respect du rendez-vous. Le décompte part de l'identification du véhicule auprès du site, pas de son arrivée au portail.
| Envoi et situation | Durée maximale | Référence |
|---|---|---|
| Moins de 100 kg et moins de 20 colis | 15 minutes | Article 11.1.1 |
| Autres envois de moins de 3 tonnes | 30 minutes | Article 11.1.2 |
| De 3 à 10 tonnes et 30 m³ au plus, rendez-vous respecté | 1 heure | Article 11.2.1.1 a |
| De 3 à 10 tonnes et 30 m³ au plus, plage horaire respectée ou retard d'au plus 30 minutes sur un rendez-vous | 1 heure 30 | Article 11.2.1.1 b |
| De 3 à 10 tonnes et 30 m³ au plus, tous les autres cas | 2 heures | Article 11.2.1.1 c |
| Plus de 10 tonnes ou plus de 30 m³, rendez-vous respecté | 1 heure | Article 11.2 |
| Plus de 10 tonnes ou plus de 30 m³, plage horaire respectée | 2 heures | Article 11.2 |
| Plus de 10 tonnes ou plus de 30 m³, tous les autres cas | 3 heures | Article 11.2 |
Source : Décret n° 2017-461 du 31 mars 2017, annexe, article 11 ; code des transports, article L3222-7.
Deux conséquences pour la cotation. D'abord, un flux dont vous savez qu'il impose des plages horaires larges ou des sites sans rendez-vous consomme des heures de conducteur : ces heures se chiffrent à l'étape 4 de la chaîne de calcul, pas en supplément après coup. Ensuite, le transporteur établit un document, signé par le remettant et le destinataire, mentionnant les heures d'arrivée et de départ aux lieux de chargement et de déchargement : c'est cette pièce qui rend le dépassement démontrable, et sans elle aucune rémunération de dépassement ne se défend.
Source : Code des transports, article L3222-5.
Lire une grille tarifaire et comparer deux offres
Une grille tarifaire n'est pas un tableau de prix : c'est un tableau de prix plus l'ensemble des conventions qui disent comment le lire. Quand deux offres se comparent mal, ce sont presque toujours les conventions qui diffèrent, pas les montants.
| Point de définition | Ce que l'offre peut dire | Pourquoi la comparaison casse |
|---|---|---|
| Définition des zones | Un code postal, un département, un rayon kilométrique ou une liste de sites | Deux grilles peuvent nommer la même zone et ne pas couvrir les mêmes destinations |
| Unité de taxation | Poids réel, poids taxable, palette, mètre de plancher, position palette | Le même envoi change de tarif sans que le prix affiché change |
| Équivalence entre volume et poids | Un ratio propre au transporteur, parfois différent selon le mode | C'est le point qui fait le plus varier le prix d'un envoi léger et volumineux |
| Tranches de poids et arrondis | Bornes de tranche, arrondi au palier supérieur ou au kilogramme | Un envoi juste au-dessus d'une borne peut coûter plus cher chez le moins-disant |
| Minimum de perception | Un plancher par envoi, parfois confondu avec le forfait de première tranche | Sur un flux de petits envois, le minimum décide du prix moyen, pas la grille |
| Périmètre de la clause énergie | Indice, assiette, mois de référence, fréquence de révision | Deux offres au même prix de départ ne suivent pas la même trajectoire |
| Accessoires inclus ou exclus | Hayon, rendez-vous, attente, seconde présentation | L'offre la plus basse est souvent celle qui inclut le moins |
| Jours et heures couverts | Jours ouvrés, samedi, plages de livraison garanties | Un délai annoncé en jours n'a pas le même sens selon les jours comptés |
La seule méthode de comparaison qui tient consiste à ne pas comparer les grilles. Constituez un panier d'une dizaine d'envois réels, tirés de vos six derniers mois et représentatifs de votre mix en poids, en volume, en zones et en accessoires. Recalculez chaque offre sur ce même panier, avec ses propres conventions. Comparez les totaux. Le classement obtenu diffère assez souvent de celui des tarifs affichés, et c'est précisément l'intérêt de l'exercice.
Une fois l'offre retenue, deux éléments doivent être versés au contrat sous peine de rendre tout contrôle impossible plus tard : une date d'effet et une date de fin pour chaque version de grille, et la référence du numéro de bon de commande lorsque vous en établissez un, qui est une mention obligatoire de la facture. Sans versions datées, il n'existe aucune référence opposable au moment de vérifier une facture.
Source : Code de commerce, article L441-9.
Le délai de réponse est une variable commerciale, pas une contrainte interne
Une cotation est une option sur un envoi dont la date de départ est fixée. Cette date ne bouge pas parce que votre réponse tarde : ce sont les créneaux de décision disponibles qui disparaissent un par un. En affrètement, où il n'y a pas de grille opposable, le prix retenu est très souvent le premier prix acceptable reçu, et non le plus bas de ceux qui finiront par arriver.
Le délai a aussi un coût interne, rarement calculé. Le coût de production d'une affaire gagnée est le temps de traitement d'une cotation divisé par le taux de transformation. Une demande qui prend trois quarts d'heure à chiffrer et qui aboutit une fois sur cinq coûte près de quatre heures de travail par affaire obtenue. C'est ce calcul, et non le volume de demandes, qui dit si un service de cotation est dimensionné.
Nous ne publions pas de chiffre de référence sur ce point, pour une raison de méthode : le lien entre délai et transformation dépend du mode, de l'axe et du type de client, et une moyenne empruntée ailleurs conduirait à optimiser le mauvais bout de la chaîne. Ce qui se transporte d'une entreprise à l'autre, c'est la liste de ce qu'il faut mesurer.
| Indicateur | Définition | Ce qu'il révèle |
|---|---|---|
| Délai de réponse médian | Temps écoulé entre la réception de la demande et l'envoi du prix, valeur médiane | Le comportement courant du service, celui que le client perçoit |
| Délai au neuvième décile | Valeur en dessous de laquelle se situent neuf demandes sur dix | La queue de distribution, c'est-à-dire les demandes qui partent trop tard |
| Taux de transformation par tranche de délai | Part des cotations acceptées, ventilée par tranche de délai de réponse | Si le prix ou le délai commande la décision, sur vos flux et pas en général |
| Taux de demandes non chiffrées | Part des demandes abandonnées avant d'aboutir à un prix | Le volume d'affaires perdu sans jamais apparaître dans un taux de transformation |
| Temps de traitement par cotation | Temps de travail effectif consacré à une demande, de la lecture au prix | Le coût de production d'un prix, donc le coût réel d'une affaire gagnée |
| Part des demandes incomplètes | Part des demandes nécessitant au moins un aller-retour avant chiffrage | Le poste qui explique presque toujours la queue de distribution ci-dessus |
Une observation vaut d'être faite sur l'ordre de ces indicateurs. La part des demandes incomplètes commande presque toujours le délai au neuvième décile. Une demande complète se chiffre dans la journée ; une demande qui exige un aller-retour pour obtenir un poids, une dimension ou une contrainte d'accès attend le rythme de réponse du client. Travailler le délai moyen sans traiter la complétude des demandes revient à accélérer la partie du processus qui n'est pas le goulot : c'est la raison pour laquelle le tableau de la section 2 est le premier outil de réduction du délai, avant tout logiciel.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Chacune est décrite par son mécanisme puis par sa conséquence. Aucune ne porte de chiffre : le coût dépend entièrement du flux, et un pourcentage posé ici serait recopié ailleurs comme une référence.
Coter sans les contraintes d'accès
Mécanisme. Le prix est construit sur un véhicule standard et un déchargement au quai. Le site réel impose un gabarit réduit, un hayon, ou un déchargement manuel.
Conséquence. Le véhicule envoyé ne peut pas livrer. S'ensuivent une immobilisation, parfois une seconde présentation, et une discussion sur qui les paie, qu'aucune pièce ne permet de trancher puisque la contrainte n'a jamais été écrite.
Taxer au poids réel un flux de volume
Mécanisme. La grille retient le poids brut, alors que les envois remplissent le véhicule en volume bien avant de l'atteindre en charge utile.
Conséquence. Chaque envoi du segment se vend en dessous du coût de la place consommée. L'erreur ne se voit pas envoi par envoi, seulement dans la marge du flux, et elle porte sur la totalité du contrat jusqu'à la renégociation.
Retenir le taux de parcours à vide d'un axe favorable
Mécanisme. Le taux est mesuré sur une liaison qui trouve facilement du fret retour, puis appliqué à l'ensemble du plan de transport.
Conséquence. Sur les axes sans retour, les kilomètres à vide ne sont portés par aucun prix. Le plancher est juste en moyenne et faux partout, ce qui est la pire des deux situations : il ne déclenche aucune alerte.
Faire circuler une grille sans date d'effet
Mécanisme. La grille est diffusée en pièce jointe, remplacée par une version corrigée, puis par une troisième, sans qu'aucune ne porte de date de début ni de fin d'application.
Conséquence. Au moment de contrôler une facture, il n'existe plus de référence opposable. Chaque écart devient une discussion sur la version applicable, et non sur le prix, et ces discussions se perdent faute de preuve.
Négocier une clause d'énergie sans son assiette
Mécanisme. Le contrat retient un indice et une fréquence de révision, mais ne dit pas sur quelle part du prix l'indice s'applique.
Conséquence. L'indexation porte en pratique sur le prix total plutôt que sur les charges d'énergie identifiées. Le mécanisme légal suppose que ces charges soient identifiées ; sans assiette écrite, la révision est soit contestée, soit appliquée à l'avantage de celui qui facture.
Confondre minimum de perception et forfait de première tranche
Mécanisme. Les deux se présentent comme un montant plancher. Le forfait de tranche est un tarif qui s'applique à une plage de poids ; le minimum de perception s'applique à tout envoi, quel que soit le résultat du calcul.
Conséquence. Sur un flux de petits envois, le prix moyen réel est commandé par le minimum de perception. Comparer deux offres sur les tarifs de tranche en ignorant les minimums classe les offres à l'envers.
Accepter des plages horaires sans les faire rémunérer
Mécanisme. Le client impose une plage de réception large, parfois sans rendez-vous, et cette contrainte est acceptée dans la négociation commerciale sans passer dans le calcul du prix.
Conséquence. Les heures de conducteur consommées ne sont dans aucun prix. La loi impose pourtant de prévoir, à peine de nullité, l'estimation des temps nécessaires et le mode de calcul de la rémunération correspondante : l'accord commercial est en deçà de ce que le contrat doit contenir.
Chiffrer une prestation annexe absente de la commande
Mécanisme. Une prestation est convenue au téléphone ou sur place, puis exécutée, sans figurer sur l'ordre de transport.
Conséquence. Elle se facture sans support, donc se conteste. Et si elle cause un dommage, la responsabilité pèse sur l'entreprise qui en bénéficie dès lors qu'elle n'était pas prévue au contrat : le risque n'est pas seulement de ne pas être payé.
À vérifier avant de chiffrer, puis avant d'envoyer
Avant de chiffrer
- Les deux adresses sont complètes, et le type de site est connu aux deux bouts.
- Les contraintes d'accès sont écrites, y compris l'absence de contrainte.
- Le poids brut réel est donné, et non estimé par le demandeur.
- Les dimensions ou le volume sont donnés, support de charge compris.
- Le nombre de supports et leur gerbabilité sont connus.
- Le matériel nécessaire au chargement et au déchargement est identifié.
- Les exigences de rendez-vous et de plage horaire sont connues et quantifiées en temps.
- Les régimes particuliers éventuels sont déclarés, température dirigée et matières dangereuses comprises.
- La valeur de la marchandise est connue, et le besoin de déclaration de valeur tranché.
- Le délai exigé est exprimé en date et heure, non en nombre de jours.
- Le mode est choisi et non subi, et le choix se justifie sur la part de capacité occupée.
- La version de grille applicable à la date d'exécution est identifiée.
Avant d'envoyer le prix
- Le prix couvre le plancher calculé, frais de structure inclus.
- Les heures d'attente estimées sont dans le calcul, pas en supplément implicite.
- Les kilomètres à vide prévisibles sont portés par le prix.
- Les prestations annexes sont listées une par une, avec leur montant.
- La clause d'énergie mentionne l'indice, l'assiette et le mois de référence.
- Le traitement des péages est écrit, au réel ou au forfait.
- La durée de validité de l'offre est indiquée.
- Le périmètre exclu est écrit noir sur blanc, car c'est lui qu'on vous opposera.
Les termes employés dans ce guide
| Terme | Définition |
|---|---|
| Affrètement | Opération par laquelle un commissionnaire confie un envoi à un transporteur public, sans groupage préalable. C'est une activité de commission de transport, définie par le code des transports. |
| Commissionnaire de transport | Personne qui organise et fait exécuter, sous sa responsabilité et en son propre nom, un transport pour le compte d'un commettant. Il répond du transport qu'il n'exécute pas lui-même. |
| Envoi | Quantité de marchandises, emballage et support de charge compris, mise effectivement au même moment à la disposition d'un transporteur, pour un chargement et une livraison sous un même contrat. |
| Groupage | Réunion d'envois provenant de plusieurs expéditeurs en un lot unique. Comme l'affrètement, c'est une activité de commission de transport. |
| Lot complet | Envoi qui occupe la capacité du véhicule et circule sans rupture de charge. Catégorie commerciale, pas juridique. |
| Messagerie | Organisation de transport d'envois de détail par collecte, tri en plateforme puis distribution. Le mot n'a pas de définition légale, seulement un usage professionnel stable. |
| Minimum de perception | Montant plancher facturé par envoi, quel que soit le résultat du calcul tarifaire. À distinguer du forfait de première tranche, qui est un tarif comme un autre. |
| Ordre de transport | Instruction écrite par laquelle le donneur d'ordre commande une opération précise. C'est la référence contre laquelle tout le reste se contrôle. |
| Poids taxable | Poids retenu pour la tarification, égal au plus élevé du poids brut réel et du poids volumétrique. Sa règle de calcul est contractuelle. |
| Port payé et port dû | Le port payé est réglé par l'expéditeur, le port dû par le destinataire. Le choix change le débiteur, pas le prix. |
| Prestation annexe | Service rendu en plus du déplacement, convenu avant le chargement. Une prestation annexe non prévue au contrat qui cause un dommage engage la responsabilité de l'entreprise qui en bénéficie. |
| Taux de parcours à vide | Part des kilomètres parcourus sans marchandise. Ces kilomètres coûtent et ne se facturent pas, donc ils se reportent sur les kilomètres en charge. |
| Taux de remplissage | Part de la capacité du véhicule réellement occupée. Il convertit un coût de voyage en coût par unité vendue. |
| Unité de taxation | Grandeur à laquelle le tarif s'applique : kilogramme, palette, mètre de plancher, position palette, voyage. Deux grilles à unités différentes ne se comparent pas directement. |
Aucune durée n'est fixée par la loi : la validité est celle que vous écrivez sur la cotation. En pratique, la durée tient à la volatilité des postes que vous n'avez pas couverts par une clause de révision. Comme la révision liée aux charges d'énergie de propulsion joue de plein droit dès que le contrat mentionne ces charges, une cotation qui les identifie peut rester valable plus longtemps qu'une cotation en prix tout compris, dont chaque semaine supplémentaire est un risque porté par le transporteur.
Oui, pour une raison précise : l'indemnité due en cas de perte ou d'avarie est plafonnée, et ces plafonds sont souvent très inférieurs à la valeur réelle. Le contrat type général applicable à défaut de convention écrite retient 33 euros par kilogramme sans dépasser 1 000 euros par colis pour les envois de moins de trois tonnes, et 20 euros par kilogramme pour les envois de trois tonnes et plus, dans la limite du poids brut en tonnes multiplié par 3 200 euros. Si la valeur au kilogramme de votre marchandise dépasse ces montants, la seule réponse est une déclaration de valeur, qui se négocie au moment de la cotation et se paie.
Lorsque le contrat mentionne les charges de produits énergétiques de propulsion retenues pour établir le prix, celui-ci est révisé de plein droit pour couvrir la variation de ces charges entre la date du contrat et la date de réalisation. Ce n'est donc pas une faveur commerciale mais un mécanisme légal, et la facture doit faire apparaître ces charges. À défaut de stipulations qui les identifient, elles sont déterminées par référence aux prix et indices publiés par le Comité national routier. La question utile n'est presque jamais s'il en a le droit, mais si l'assiette et l'indice appliqués sont les bons.
Le contrat type général fixe des durées de mise à disposition du véhicule, qui vont de quinze minutes pour les plus petits envois à trois heures pour les envois lourds sans rendez-vous. Au-delà, le dépassement ouvre droit à rémunération. Deux points sont souvent ignorés : le délai part de l'identification du véhicule auprès du site, et le contrat doit prévoir, à peine de nullité, l'estimation des temps nécessaires et les modalités de calcul de la rémunération et des pénalités. Un prix négocié sans cette estimation est un prix incomplet.
Pas directement, parce que les deux ne vendent pas la même chose. La messagerie vend l'accès à un réseau, avec une tranche de poids taxable par zone et un minimum de perception ; le lot complet vend la capacité d'un véhicule sur un voyage. La seule comparaison qui a un sens consiste à reconstruire les deux offres sur le même panier d'envois réels, représentatif de votre mix, puis à comparer les totaux et non les tarifs unitaires.
Elle vaut le prix d'un transport qui ne sera pas celui exécuté. Les contraintes d'accès décident du gabarit du véhicule, du matériel embarqué et du temps passé sur place, c'est-à-dire de trois postes de coût sur quatre. Une cotation qui les ignore produit, au mieux, des suppléments discutés après coup, au pire un déplacement perdu. Le donneur d'ordre est d'ailleurs tenu de transmettre par écrit, avant le chargement, les informations nécessaires à l'exécution du contrat.
C'est l'inverse : le contrat type général s'applique précisément à défaut de convention écrite entre les parties. Ses durées de mise à disposition, ses plafonds d'indemnité et son délai de paiement deviennent alors le cadre par défaut. Négocier un contrat écrit ne sert donc pas à se donner des règles, mais à remplacer celles-là par d'autres, ce qui suppose de savoir ce qu'elles disent avant de signer.
Textes et pages consultés
Vérifiés au 21 septembre 2026. Périmètre : transport routier de marchandises en France. Aucun indice, taux d'indexation, ratio d'équivalence ni coût de référence n'est reproduit ici : ces valeurs se lisent dans les publications en vigueur et dans votre contrat.
- Code des transports, articles L3222-1 à L3222-9 : révision de plein droit pour les charges d'énergie de propulsion et de groupes frigorifiques, informations à transmettre avant chargement, document d'exécution horodaté, prestations annexes non prévues, point de départ des durées, estimation des temps à peine de nullité, caractère d'ordre public
- Code des transports, article L3222-2 : détermination des charges d'énergie par référence aux prix et indices du Comité national routier
- Code des transports, article L1411-1 : définition du commissionnaire de transport
- Code des transports, article R1411-1 : activités de commission de transport, dont le groupage et l'affrètement
- Décret n° 2017-461 du 31 mars 2017 : contrat type général applicable à défaut de convention écrite, dont les définitions de l'envoi et du colis, les durées de mise à disposition de l'article 11, le paiement de l'article 19 et les plafonds d'indemnité de l'article 22
- Code de commerce, article L441-9 : mentions obligatoires de la facture, dont le numéro du bon de commande
- Code de commerce, article L441-10 : délais de paiement, dont le délai spécifique au transport routier de marchandises
- Code de commerce, article L133-6 : prescription annale des actions nées du contrat de transport
- Comité national routier : indexation gazole et simulateur
- Comité national routier : enquête longue distance : conditions d'exploitation et coûts de référence des ensembles articulés
Avertissement : ce guide présente une méthode de travail et le droit général à visée pédagogique. Il ne remplace pas l'analyse d'un contrat de transport, d'une grille tarifaire ou d'un litige en cours par un professionnel du droit des transports.
Les demandes de cotation arrivent en pièce jointe, en corps de mail et en tableur, rarement deux fois dans le même format. C'est la partie que Mirage lit et structure pour vos équipes logistiques, avant tout calcul.