Automatiser les cotations transport : de la demande reçue par e-mail à la cotation validée dans le TMS
Automatiser les cotations transport ne revient pas à trouver une formule de prix. C'est une chaîne : décider si un e-mail est bien une demande de cotation, en extraire les données de l'envoi et les contrôler, poser au client une seule question précise quand il manque quelque chose, retrouver le bon tarif contractuel et les bons tarifs d'achat dans leur version en vigueur, ajouter les surcharges et convertir les devises, appliquer vos planchers de marge, faire valider ce qui doit l'être, puis écrire la cotation dans le TMS. Ce guide détaille chaque étape, un exemple chiffré complet, qui décide dans chaque situation et comment conduire un pilote.
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- Auteur
- L'équipe Mirage Metrics
Périmètre : les demandes de cotation reçues par e-mail (corps du message, PDF, tableur) chez les transitaires, commissionnaires de transport et transporteurs routiers, en aérien, maritime et routier, jusqu'à la cotation enregistrée dans le TMS. La construction d'un prix de revient et la lecture d'une grille relèvent du guide de cotation transport routier, cité plus bas ; la douane et le choix d'un éditeur ne sont pas traités.
En bref
- Adapté à
- Les transitaires, commissionnaires et transporteurs dont l'agence répond chaque jour à de nombreuses demandes sur des trajets pour lesquels ils ont déjà des tarifs : directeurs d'agence, responsables tarification, responsables d'exploitation et dirigeants qui décident quoi automatiser.
- Ce qu'il faut fournir
- La boîte de réception des demandes, les contrats et tarifs de vente clients, les grilles d'achat avec leurs versions, les tableaux de surcharges, la règle de taux de change, les règles commerciales (planchers de marge, minimums, seuils de validation) et un accès au module de cotation du TMS.
- Ce qui s'automatise
- Le tri de la boîte, l'extraction des données, leur contrôle, le calcul du poids taxable, la rédaction de la question au client, la recherche des tarifs, l'application des surcharges, des devises et des règles, la préparation de la cotation et son écriture dans le TMS.
- Ce qui reste validé par une personne
- La validation des cotations au-delà d'un seuil ou hors règle, le chiffrage des demandes hors cadre (matières dangereuses, température dirigée, hors gabarit, nouveaux trajets, appels d'offres), l'achat spot et la modification des règles.
- Quand l'approche ne suffit pas
- Quand l'essentiel des demandes relève du spot ou du projet sans tarif connu, ou quand les grilles dorment dans des boîtes personnelles et que personne ne sait laquelle est en vigueur : il faut d'abord organiser les tarifs.
Le circuit de la demande à la cotation, étape par étape
Toutes les agences suivent les mêmes dix étapes, qu'une personne ou un système les accomplisse. Les écrire est le premier travail : l'automatisation remplace des étapes, pas un poste, et chaque étape doit laisser une trace pour qu'on sache plus tard pourquoi un prix était ce qu'il était.
| Étape | Ce qui se passe | Qui | Ce qui est conservé |
|---|---|---|---|
| 1. Enregistrer | Chaque e-mail et chaque pièce jointe reçoivent un identifiant, une heure d'arrivée et un statut | Système | E-mail source, pièces jointes, heure de réception |
| 2. Qualifier | Demande de cotation, réservation, demande de prix indicatif, modification, appel d'offres, ou autre chose | Système ; une personne en cas de doute | La catégorie et l'indice qui l'a fait choisir |
| 3. Extraire | Origine, destination, mode, marchandise, matières dangereuses, température, colis, dimensions, poids, dates, Incoterm, prestations | Système | Chaque valeur avec l'endroit de l'e-mail ou du fichier d'où elle vient |
| 4. Contrôler | Complétude, cohérence, poids taxable | Système | Champs manquants ou contradictoires, poids taxable calculé |
| 5. Questionner | Une question au client quand une donnée manque ou se contredit | Le système rédige ; l'agence ou une règle envoie | Question envoyée, réponse reçue |
| 6. Chiffrer | Tarif contractuel client, tarifs d'achat, surcharges, conversion de devises | Système | Chaque tarif utilisé, avec sa grille, sa version et sa validité |
| 7. Appliquer les règles | Plancher de marge, minimum de perception, validité, exclusions, seuil de validation | Système | Règles respectées ou non |
| 8. Valider | Au-dessus d'un seuil, hors règle ou hors cadre | Responsable tarification ou cotateur | Valideur, décision, modifications |
| 9. Envoyer et enregistrer | Cotation envoyée au client et écrite dans le TMS | Système, ou l'agence en un clic | Numéro de cotation, référence TMS, heure d'envoi |
| 10. Suivre | L'acceptation devient une réservation ; l'échéance clôt la cotation | Système ; exploitation | Issue, motif en cas de perte |
Les étapes 1 à 7 sont mécaniques une fois les tarifs et les règles écrits. L'étape 8 concentre le jugement. Les étapes 9 et 10 rendent le travail visible : une cotation qui n'est jamais entrée dans le TMS ne peut être ni relancée, ni transformée en réservation, ni comparée plus tard à la facture du transporteur.
Qualifier la demande avant tout
Une boîte de cotation reçoit bien d'autres choses que des demandes de cotation. Chiffrer à nouveau une réservation, ou traiter un prix indicatif comme une demande ferme, crée des doublons et embrouille le client. La première décision porte donc sur la nature de l'e-mail.
| Type | Comment il se présente | Quoi en faire |
|---|---|---|
| Demande de cotation | Un envoi nouveau à chiffrer : trajet, marchandise, dates, sans référence de cotation | La chiffrer (étapes 3 à 9) |
| Réservation | Un ordre de transport, citant souvent un numéro de cotation ou un contrat | La rattacher à la cotation ou au contrat et la passer à l'exploitation ; ne pas la chiffrer une seconde fois |
| Prix indicatif | « À combien environ » pour un trajet, sans date ferme ni détail de marchandise | Répondre à titre indicatif depuis le contrat ou la grille, ou demander ce qui manque ; ne jamais l'enregistrer comme une cotation ferme |
| Modification | Un changement sur une cotation déjà envoyée : nouveau poids, nouvelle date, prestation en plus | Chiffrer une nouvelle version de la cotation d'origine et conserver l'ancienne |
| Appel d'offres | Plusieurs trajets, des volumes sur une période, une date limite de réponse | L'envoyer au service tarification comme un projet : le circuit ligne à ligne n'est pas le bon outil |
| Autre | Suivi d'envoi, question de facture, demande de document, achat de l'entreprise auprès d'un transporteur | L'orienter vers la bonne file, avec une trace |
En cas de doute sur la catégorie, une personne tranche. Une erreur coûte plus que quelques secondes de relecture : une réservation restée dans la file des cotations est un envoi que personne ne commande au transporteur.
Les données dont dépend le prix
Un prix ne vaut que la description sur laquelle il repose. Le tableau indique ce qu'une demande doit préciser pour que le prix tienne, et la lacune qui fausse le plus souvent une cotation. Le détail de ce qu'une demande routière doit contenir, donnée par donnée, figure dans le guide cotation transport routier : méthode et prix de revient.
| Donnée | Complète quand | Lacune habituelle |
|---|---|---|
| Origine et destination | Adresses complètes, ou au moins code postal et pays ; aéroport, port ou quai quand le client y livre ou y enlève | Un nom de ville à plusieurs codes postaux ; porte ou quai non précisé |
| Mode et prestation | Aérien, maritime complet ou groupage, routier lot complet, groupage ou messagerie, express ; porte à porte ou quai à quai | « Le moins cher » sans mode : chiffrer deux options ou demander |
| Marchandise | Nature en clair, conditionnement, gerbable ou non | « Pièces détachées » pour un lot qui contient des batteries |
| Matières dangereuses | Numéro ONU, classe et groupe d'emballage tirés de la déclaration de l'expéditeur, ou un « non dangereux » explicite | Le silence sur une marchandise qui peut être réglementée |
| Température | Plage à respecter, groupe frigorifique ou emballage isotherme | « Au frais » sans plage |
| Colis, dimensions, poids | Nombre de colis ou de palettes, dimensions par unité, poids brut par unité ou total | Un volume total sans nombre de colis, ou un poids sans dimensions |
| Poids taxable | Calculé à partir du poids et du volume selon la conversion du tarif du transporteur | Chiffrer au poids réel quand le volume l'emporte |
| Dates | Date de mise à disposition, date de livraison exigée | « Urgent » ; une date déjà passée |
| Incoterm et lieu | La règle et le lieu convenu, qui disent quelles étapes et quels frais le client achète | Un Incoterm en contradiction avec les prestations demandées |
| Prestations | Dédouanement à l'une ou l'autre extrémité, assurance, hayon, rendez-vous, stockage | Un « porte à porte » demandé avec un Incoterm qui s'arrête au port |
Le poids taxable
Les transporteurs facturent en général le plus élevé du poids réel et d'un poids déduit du volume, et c'est le tarif de chaque transporteur qui fixe la conversion pour son mode. Un système doit donc le calculer fournisseur par fournisseur, à partir des dimensions de chaque colis, avant de chercher un tarif. En routier, la règle d'équivalence propre à chaque transporteur est expliquée dans la partie poids taxable du guide de cotation routière. L'exemple plus bas montre ce que coûte un volume oublié, et le calculateur de CBM et de poids volumétrique fait le calcul pour un envoi.
Matières dangereuses et température
Les marchandises dangereuses sont réglementées mode par mode : ADR pour la route, RID pour le fer, code IMDG pour les colis en mer, instructions techniques de l'OACI pour l'aérien, toutes fondées sur la classification des Nations unies, ses numéros ONU et ses classes, comme le résume le ministère chargé des transports; le code IMDG est obligatoire au titre de SOLAS depuis 2004. Une demande qui déclare des matières dangereuses, ou dont la marchandise peut l'être sans que rien ne soit dit, sort du circuit automatique : l'acceptation, l'emballage et le prix dépendent du transporteur et de la classe. Il en va de même pour une marchandise sous température dirigée sans tarif pour le matériel.
L'Incoterm et le lieu convenu
L'Incoterm dit quelles étapes et quels frais votre client achète. En DAP, par exemple, l'acheteur accomplit et paie le dédouanement import, et supporte le déchargement sauf si le contrat de transport l'inclut: une cotation faite au vendeur en DAP exclut donc les droits à l'import et le déchargement, sauf demande contraire. Le vérificateur Incoterms 2020 donne la répartition règle par règle.
Données manquantes ou contradictoires
Une demande à laquelle il manque une valeur, ou qui en porte deux, n'est pas chiffrée au jugé. Elle reçoit une seule question, qui liste ce qui est nécessaire et pourquoi. Une question précise appelle une réponse rapide ; une question vague ouvre souvent un long échange.
| Situation | Exemple | Question à renvoyer |
|---|---|---|
| Dimensions absentes | 4 palettes, 720 kg, sans dimensions | « Pouvez-vous nous indiquer les dimensions de chaque palette (longueur x largeur x hauteur) ? Le tarif aérien dépend du volume autant que du poids. » |
| Matières dangereuses incertaines | « Pièces détachées électroniques » | « Certaines pièces contiennent-elles des batteries au lithium ou d'autres marchandises réglementées ? Si oui, merci de nous transmettre la déclaration de l'expéditeur ou les numéros ONU. » |
| Deux poids | 1 200 kg dans l'e-mail, 1 020 kg sur la liste de colisage | « Votre e-mail indique 1 200 kg et la liste de colisage 1 020 kg. Lequel devons-nous retenir ? » |
| Incoterm et prestations | FCA Lyon, mais livraison chez le destinataire demandée | « En FCA, c'est en principe votre client qui organise le transport principal. Faut-il chiffrer le porte à porte pour votre compte, ou seulement jusqu'au lieu convenu ? » |
| Date passée | Mise à disposition le 3 octobre, demande reçue le 14 | « La date de mise à disposition indiquée est le 3 octobre. Quelle date devons-nous retenir ? » |
La demande attend ensuite avec un statut (« en attente client ») et une date de relance : elle n'est ni oubliée, ni chiffrée deux fois quand la réponse arrive dans un nouveau fil. Que la question parte seule ou après un coup d'œil de l'agence est un réglage, que le pilote permet de trancher.
Retrouver le bon tarif
Trois familles de prix alimentent une cotation. L'ordre dans lequel on les consulte est une décision commerciale : écrivez-le.
| Source | Ce que c'est | Comment on s'en sert |
|---|---|---|
| Tarifs contractuels client | Prix de vente convenus avec ce client par trajet, tranche de poids et période | Première recherche. Si le trajet et la tranche sont couverts et le contrat en vigueur, le prix de vente vient de là, pas d'un coût majoré |
| Tarifs d'achat | Grilles des compagnies aériennes, armateurs, groupeurs, sous-traitants routiers et correspondants à destination | Toujours consultés, même sous contrat : le plancher de marge a besoin du coût |
| Prix spot | Prix demandés envoi par envoi aux transporteurs ou correspondants, valables quelques heures ou jours | La demande de prix peut être automatisée ; le choix du transporteur et le prix restent au cotateur |
Validité et version
Une agence qui a de bons tarifs cote encore faux quand elle prend la mauvaise version : la grille du mois dernier restée dans un dossier, la mise à jour d'un transporteur arrivée par e-mail et jamais classée. Un système ne peut respecter la validité que si chaque tarif la porte. Pour chaque grille, conservez :
| Champ | Pourquoi |
|---|---|
| Fournisseur et interlocuteur | Pour qu'une question parte vers la bonne personne |
| Version et date de réception | Deux grilles pour le même trajet ne doivent jamais se confondre ; la plus récente en vigueur l'emporte |
| Début et fin de validité | Un tarif échu n'est plus un tarif |
| Trajet ou zones | Origine et destination telles que le fournisseur les définit : aéroports, ports, zones de codes postaux |
| Mode, matériel, niveau de service | Direct ou groupé, type de conteneur ou de véhicule, délai |
| Tranches et minimum de perception | Paliers de poids ou de volume, et le minimum facturé par le fournisseur |
| Devise | Celle dans laquelle le fournisseur facture |
| Ce que le tarif comprend | Tout compris, ou tarif de base avec surcharges à part |
| Conditions | Limites de poids ou de dimensions, marchandises exclues, matières dangereuses refusées |
Deux règles en découlent. Un tarif échu n'est jamais utilisé, même s'il est le seul pour ce trajet : la demande part chez un cotateur. Et la validité d'une cotation ne dépasse jamais la première échéance parmi les tarifs qu'elle utilise. Pour comparer deux grilles d'achat sur un même panier d'envois, le guide de cotation routière explique comment lire et comparer deux grilles tarifaires.
Surcharges, devises, inclusions et exclusions
Une surcharge appartient à un contrat ou à un transporteur
Carburant, sûreté, haute saison, ajustement monétaire : les noms sont communs, les montants et les règles ne le sont pas. Chaque transporteur publie les siens, et vos contrats disent s'ils sont refacturés au coût, inclus dans un tarif tout compris ou plafonnés. Maersk, par exemple, définit sa surcharge haute saison comme un frais saisonnier appliqué sur certains trafics pendant les périodes de fort volume; un autre armateur peut avoir une autre règle.
En transport routier de marchandises, la répercussion du prix du gazole est organisée par la loi (code des transports, articles L3222-1 et L3222-2), les indices à prendre en compte étant publiés par le Comité national routier, comme le rappelle le ministère de la Transition écologique. Le mécanisme et ce qu'il faut écrire au contrat sont détaillés dans le guide cotation transport routier, partie sur ce qui s'ajoute à la traction. Un système applique le tableau de surcharges attaché au tarif utilisé, pour la période de l'envoi, et la cotation dit quelles surcharges sont révisables.
Les devises et la date du taux
Une cotation en euros qui intègre les frais d'un correspondant facturés en dollars dépend d'un taux de change. Indiquez sur la cotation le taux retenu, sa source et sa date, et décidez dans vos règles s'il est figé pendant la validité de la cotation. Un taux de référence n'est pas un taux de transaction : la Banque centrale européenne publie ses taux de référence à titre d'information et déconseille vivement leur usage pour des transactions. Appliquez votre propre règle, souvent un taux interne hebdomadaire fixé par la comptabilité, de la même façon à toutes les cotations.
Inclusions et exclusions
Deux cotations au même total mais aux exclusions différentes ne sont pas le même prix. Chaque cotation doit dire ce qu'elle comprend et ce qu'elle exclut : dédouanement à chaque extrémité, droits et taxes, assurance, déchargement, attente, stockage, et les surcharges révisables. Générez cette liste à partir de l'Incoterm, des prestations demandées et des grilles utilisées, pas d'un champ libre que quelqu'un oublie de mettre à jour.
Règles commerciales et planchers de marge
Les règles qu'un cotateur expérimenté applique de mémoire doivent être écrites avant qu'un système puisse les appliquer. La plupart tiennent dans un court tableau, et chacune a un responsable qui peut la modifier.
| Règle | Ce qu'elle dit | Responsable |
|---|---|---|
| Plancher de marge | Marge minimale par cotation, en pourcentage du prix de vente et en montant | Responsable tarification |
| Conditions client | Tarifs contractuels, majorations convenues, remises, délais de paiement | Commercial, avec la tarification |
| Minimums de perception | Le prix de vente le plus bas par mode ou prestation, quel que soit le poids | Responsable tarification |
| Arrondis | Comment les prix de vente sont arrondis, par ligne ou sur le total | Comptabilité |
| Validité de la cotation | Jamais au-delà de la première échéance parmi les tarifs utilisés | Responsable tarification |
| Seuil de validation | Montant, marge ou client au-delà desquels une personne valide | Directeur d'agence |
| Marchandises ou trajets refusés | Natures, destinations ou clients que l'entreprise ne cote pas | Direction, conformité |
Précisez sur quelle base la marge est exprimée. Rapportée au prix de vente, c'est le taux de marque ; rapportée au coût d'achat, le taux de marge. Les deux ne donnent pas le même chiffre pour la même cotation : dans l'exemple plus bas, 557 € de marge sur 4 508 € de vente font un taux de marque de 12,36 % et un taux de marge de 14,10 %. Un plancher écrit sans sa base sera appliqué de deux façons.
La validation avant envoi
C'est à la validation que le temps gagné se garde ou se perd. Un valideur qui doit refaire le calcul y passera autant de temps qu'avant. L'écran de validation doit montrer, pour chaque cotation :
- L'e-mail du client et ses pièces jointes, chaque valeur extraite reliée à l'endroit où elle a été lue
- Le poids taxable et la façon dont il a été calculé
- Chaque ligne de prix avec son tarif d'achat, le fournisseur, la version de grille et sa validité
- Le taux de change utilisé et sa date
- Les règles contrôlées, avec en clair celles qui ont déclenché la validation
- La cotation telle que le client la recevra
- Valider, modifier avec un motif, refuser, ou renvoyer une question au client
Chaque modification est enregistrée avec son motif. Une modification qui revient (la même surcharge corrigée, le même trajet rechiffré) signale une règle ou une grille à corriger, pas une raison de tout faire valider indéfiniment.
Écrire la cotation dans le TMS
Une cotation qui n'existe que dans un e-mail envoyé ne peut être ni transformée en réservation, ni suivie, ni comparée à la facture du transporteur. Écrivez-la dans le TMS comme un enregistrement de cotation, avec ses lignes :
| Champ | Contenu |
|---|---|
| Lien vers la demande | L'e-mail et les pièces jointes d'origine, l'identifiant de la demande |
| Client et contacts | Rapprochés de la fiche client, pas ressaisis |
| Trajet et prestation | Origine, destination, mode, Incoterm et lieu convenu |
| Marchandise | Colis, dimensions, poids brut, volume, poids taxable, données matières dangereuses |
| Lignes de prix | Une ligne par élément, avec montant d'achat, fournisseur, version de grille, montant de vente et devise |
| Taux de change | Le taux utilisé, sa source et sa date |
| Validité et conditions | Échéance de la cotation, surcharges révisables, inclusions et exclusions |
| Validation | Qui a validé, quand, et ce qui a été modifié |
| Statut | Brouillon, en attente de validation, envoyée, acceptée, échue, perdue avec motif |
La façon d'écrire dépend du TMS : une API, une interface d'import, ou l'écran lui-même. Chez OFRET Groupe, Mirage s'est connecté à l'API de Logitude World et a construit l'automatisation à l'intérieur du TMS que les deux entités utilisaient déjà. Pour tout autre TMS, la connexion est possible mais doit être configurée et validée sur votre système. Quand le client accepte, la cotation devient la référence de la réservation, et ses lignes d'achat deviennent ce que le contrôle des factures de transport vérifie.
Exemple chiffré : une demande export aérien
Exemple illustratif, chiffres inventés : une cotation export aérien de Lyon vers Newark (New Jersey)
La demande. Le 14 octobre, un client sous contrat, fabricant de machines près de Lyon, écrit : quatre palettes de pièces mécaniques, non dangereuses, chacune de 120 x 80 x 150 cm et 180 kg, prêtes le 20 octobre, à livrer à l'entrepôt de son client à Newark (New Jersey), en DAP Newark. Tout ce qu'il faut est là : la demande est complète et porte sur un trajet sous contrat.
Le poids taxable. Poids réel : 4 x 180 = 720 kg. Volume : 4 x 1,20 x 0,80 x 1,50 = 5,76 m³, soit 5 760 000 cm³. La grille de la compagnie convertit à raison de 6 000 cm³ par kg : le poids volumétrique est de 960 kg. Poids taxable : 960 kg.
Les tarifs trouvés. Grille de la compagnie CDG vers JFK, version 3, valable du 1er au 31 octobre : 2,10 €/kg au-delà de 500 kg, carburant 0,85 €/kg et sûreté 0,15 €/kg pour la semaine en cours. Sous-traitant routier : 380 € forfaitaires jusqu'à six palettes de Lyon à CDG. Frais export et déclaration : 95 €. Correspondant à Newark : transfert aéroport et manutention 140 USD, livraison 420 USD. Contrat client : fret aérien 2,45 €/kg au-delà de 500 kg, frais export 140 € forfaitaires, carburant et sûreté de la compagnie refacturés au coût, autres étapes au coût majoré de 20 %. Taux de change : taux interne de la semaine du 12 octobre, 1 € = 1,12 USD.
| Ligne | Calcul de l'achat | Achat € | Règle de vente | Vente € |
|---|---|---|---|---|
| Pré-acheminement Lyon vers CDG (route) | 380,00 forfait | 380,00 | coût + 20 % | 456,00 |
| Fret aérien CDG vers JFK | 960 kg x 2,10 | 2 016,00 | contrat 2,45/kg | 2 352,00 |
| Surcharge carburant (compagnie) | 960 kg x 0,85 | 816,00 | au coût | 816,00 |
| Surcharge sûreté (compagnie) | 960 kg x 0,15 | 144,00 | au coût | 144,00 |
| Frais export et déclaration | 95,00 forfait | 95,00 | forfait contrat | 140,00 |
| Destination : transfert, livraison Newark | 560 USD / 1,12 | 500,00 | coût + 20 % | 600,00 |
| Total | 3 951,00 | 4 508,00 |
| Contrôle | Valeur | Résultat |
|---|---|---|
| Marge | 4 508,00 - 3 951,00 = 557,00 € | Calculée |
| Plancher : 10 % du prix de vente | 557,00 / 4 508,00 = 12,36 % | Respecté |
| Plancher : 300 € | 557,00 € | Respecté |
| Seuil de validation : vente au-delà de 4 000 € | 4 508,00 € | Validation du responsable tarification |
| Validité | Grille aérienne valable jusqu'au 31 octobre ; carburant et sûreté au taux en vigueur à la date du vol | Indiquée sur la cotation |
L'issue. La cotation respecte toutes les règles mais dépasse le seuil de validation de 4 000 € : elle attend la responsable tarification, avec le calcul ci-dessus. Elle la valide sans changement. La cotation indique : 4 508,00 € en DAP Newark ; tarif aérien valable jusqu'au 31 octobre ; surcharges carburant et sûreté au taux en vigueur à la date du vol ; frais de destination convertis à 1,12 USD pour 1 € (taux interne du 12 octobre) ; exclus : dédouanement import, droits et taxes, déchargement à Newark, assurance, stockage et attente. Elle est écrite dans le TMS avec ses six lignes et la validation.
La même demande chiffrée au poids réel. Si le volume avait été oublié, le fret aérien, le carburant et la sûreté auraient été vendus sur 720 kg : 1 764,00 + 612,00 + 108,00, soit un total de 3 680,00 €, alors que la compagnie facture 960 kg et que le coût reste de 3 951,00 €. L'envoi aurait perdu 271,00 € au lieu d'en rapporter 557,00.
Les situations de demande : ce que fait le système, qui décide
Chaque demande relève de l'une de ces situations. L'intérêt du tableau tient dans ses deux dernières colonnes : pour chaque cas, on a décidé à l'avance qui agit, si bien que rien n'attend que quelqu'un s'en aperçoive.
| Situation | Exemple | Ce que fait le système | Qui décide | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Complète et standard | Trajet sous contrat, tarifs en vigueur, marchandise ordinaire, toutes les règles respectées, sous le seuil | Chiffre la cotation, l'écrit dans le TMS, l'envoie ou la place dans la file de l'agence pour un envoi en un clic, selon le réglage | Personne, ou l'agence en un clic | Envoyée |
| Standard, au-delà d'un seuil | Idem, mais le montant ou le client impose une validation | La chiffre et la met en attente avec le calcul et ses sources | Responsable tarification | À valider |
| Données manquantes | Pas de dimensions, pas de code postal, pas de date | Rédige une seule question qui liste ce qui manque ; ne chiffre rien au jugé | L'agence envoie la question, ou une règle le fait | Attente client |
| Données contradictoires | Deux poids, un Incoterm contraire aux prestations, une date passée | Affiche les deux valeurs et leur provenance ; rédige la question | L'agence | Attente client |
| Hors règle | Marge sous le plancher, tarif contractuel sous le prix d'achat, tarif échu | Bloque l'envoi ; montre la règle en défaut et les chiffres | Responsable tarification | Bloquée |
| Hors cadre | Matières dangereuses, température dirigée, hors gabarit, trajet sans tarif, appel d'offres | Structure la demande et l'oriente vers un cotateur avec le motif ; peut lancer des demandes de prix spot si c'est prévu | Cotateur | Au cotateur |
| Pas une demande de cotation | Réservation, suivi, question de facture | L'oriente vers la bonne file, rattachée à la cotation ou au dossier | Exploitation ou comptabilité | Orientée |
Ce qui reste au cotateur
L'automatisation prend la partie répétitive de l'agence, pas son jugement. Restent aux personnes :
- Les demandes hors cadre : matières dangereuses, température dirigée, hors gabarit ou colis lourds, transports exceptionnels, trajets sans tarif.
- L'achat spot : choisir les transporteurs à consulter, négocier, retenir une offre. Le système peut envoyer les demandes de prix et aligner les réponses.
- Les exceptions commerciales : coter sous le plancher pour gagner un trajet, un nouveau client, un compte stratégique.
- Les appels d'offres : des dizaines de trajets et des volumes sur une période forment un projet de tarification, pas une suite de cotations.
- Les règles elles-mêmes : planchers de marge, seuils et catégories qui partent sans relecture.
Ce qui change, c'est l'emploi du temps du cotateur : il va aux demandes qui demandent une décision, et part d'une demande structurée plutôt que d'un e-mail brut.
Protocole de pilote et critères de réussite
Un pilote répond à une question : sur vos propres demandes, avec vos propres tarifs, peut-on se fier aux cotations préparées, et pour quelle catégorie de demandes ? Menez-le en parallèle de l'agence, et fixez les critères avant de commencer.
- Choisir le périmètre : une agence ou une entité, un ou deux modes, les trajets pour lesquels les tarifs sont à jour. OFRET Groupe a mis en place un environnement par entité, parce que ses métiers d'affrètement complet et de groupage ne définissent pas une demande standard de la même façon.
- Réunir ce que l'agence utilise : contrats, grilles en vigueur avec leurs versions, tableaux de surcharges, règle de taux de change, et les règles écrites dans le tableau ci-dessus.
- Fonctionner en double : l'agence cote comme d'habitude ; le système traite les mêmes demandes et n'envoie rien. Couvrir au moins une période complète de validité des grilles, pour éprouver les échéances et les nouvelles versions.
- Comparer chaque jour, cotation par cotation, et classer chaque écart : erreur du système, erreur de l'agence, problème de grille, ou ambiguïté réelle.
- Corriger règles et tarifs à partir de ces écarts, et mesurer à nouveau.
- Passer en production par paliers : d'abord chaque cotation validée par une personne, puis l'envoi automatique pour la catégorie la plus étroite qui a rempli les critères, puis des catégories plus larges.
| Critère | Comment le mesurer | Pourquoi |
|---|---|---|
| Qualification | Demandes correctement classées (cotation, réservation, prix indicatif, autre), sur tout ce qui est reçu | Une demande de cotation mal classée est un client qui n'a pas de réponse |
| Extraction | Champs identiques à ceux que le cotateur a retenus, champ par champ | Savoir quels champs échouent avant de croire un prix |
| Justesse du prix | Cotations préparées que le cotateur aurait envoyées sans changer le prix, sur les demandes standard | Le chiffre qui décide si les brouillons peuvent partir |
| Erreurs après envoi | Cotations corrigées après envoi, ou marge perdue à la facturation parce que la cotation était fausse | Zéro sur les cotations automatiques avant d'en élargir le périmètre |
| Orientation | Demandes hors cadre arrivées chez un cotateur, aucune chiffrée automatiquement | Une seule demande de matières dangereuses chiffrée comme une marchandise ordinaire fait échouer le pilote |
| Délai de réponse | De la réception de l'e-mail à l'envoi de la cotation, médiane et neuvième décile, standard et hors cadre séparés | La médiane cache les demandes qui attendent une journée |
| Rien de perdu | Demandes reçues moins demandes arrivées à un statut final | Zéro chaque jour |
Fixez le seuil de chaque critère avec le responsable tarification avant le pilote, et publiez les définitions avec les résultats. Le guide du pilote d'automatisation documentaire détaille le cadrage, la mesure de départ et la décision de mise en production, et le calculateur de ROI de l'automatisation traduit le temps passé par cotation en retour sur investissement, avec vos chiffres.
Choisir une solution : les questions à poser
Que vous partiez des outils de votre TMS, achetiez un logiciel ou fassiez appel à une équipe qui déploie sur vos systèmes, posez les mêmes questions. Les réponses comptent plus que la démonstration.
| Question | Une bonne réponse |
|---|---|
| Séparez-vous les demandes de cotation des réservations, des demandes de prix indicatif et du reste ? | Un classement visible et corrigeable, avec le motif de chaque choix |
| Comment montrez-vous d'où vient une valeur ? | L'e-mail ou le fichier ouvert à l'endroit où la valeur a été lue |
| Quelles sources de tarifs lisez-vous, et comment gérez-vous versions et échéances ? | Tarifs contractuels et d'achat avec version et validité ; un tarif échu n'est jamais utilisé |
| Comment calculez-vous le poids taxable ? | Avec la conversion du tarif de chaque transporteur, paramétrable par mode et par fournisseur |
| Où vivent nos planchers de marge et nos seuils de validation, et qui les modifie ? | Des règles que vous possédez, modifiez et auditez, pas du code chez le fournisseur |
| Qu'est-ce qui fait exactement partir une cotation sans intervention humaine ? | Des conditions écrites, étroites au départ, élargies à partir des données du pilote |
| Comment la cotation est-elle écrite dans notre TMS ? | Par l'interface ou l'API du TMS, comme un vrai enregistrement de cotation ; pour un TMS jamais connecté, un plan de configuration et de validation |
| Quels chiffres pouvez-vous montrer d'un déploiement réel, et que mesuraient-ils ? | Un client nommé, une définition, une date ; pas un taux d'automatisation général |
Pour un tour d'horizon des éditeurs, voir sur le blog les outils IA pour les transitaires; pour la connexion au TMS en général, l'intégration TMS pour l'automatisation des documents de fret.
En production : OFRET Groupe
OFRET Groupe est un groupe de commission de transport qui réunit deux métiers : OFRET pour l'affrètement complet, SWILL pour le groupage. Les deux chiffrent différemment, avec des réseaux de transporteurs, des types de documents et des règles différents pour définir une demande standard. Mirage a donc mis en place deux environnements d'agent de chiffrage distincts, un par entité, tous deux reliés au TMS du groupe, Logitude World, par son API, sans couche logicielle supplémentaire.
Selon l'étude de cas, l'agent lit chaque demande entrante, en extrait l'origine, la destination, le poids, le volume, les incoterms et les délais, puis les confronte au réseau de transporteurs et de sous-traitants propre à l'entité pour préparer la cotation. Un dossier part vers un opérateur avant tout envoi quand une donnée manque, que l'extraction a un faible niveau de confiance, que la tarification sort des grilles standards de l'entité ou que la demande ne correspond au profil habituel d'aucune des deux. Le déploiement a commencé par l'extraction des documents fret, puis a ajouté les demandes de cotation, puis une couche de vérification. L'étude de cas indique que plus de 90 % des demandes de cotation standard sont traitées automatiquement sur les deux entités ; ce chiffre décrit le déploiement d'OFRET et sa propre définition d'une demande standard.
La page logistique présente ce que Mirage déploie pour les transitaires et les transporteurs.
Questions fréquentes
Oui, pour une catégorie étroite de demandes que vous définissez : complètes, sur un trajet sous contrat, avec des tarifs en vigueur, une marchandise ordinaire et toutes les règles commerciales respectées. Commencez avec une validation humaine de chaque cotation, mesurez pendant le pilote combien de fois le prix était juste, puis ouvrez l'envoi automatique une catégorie après l'autre.
Le module de tarification chiffre un envoi une fois ses données dans le système. Automatiser la cotation couvre ce qui se passe avant et après : lire l'e-mail et ses pièces jointes, décider s'il s'agit bien d'une demande de cotation, extraire et contrôler les données, demander au client ce qui manque, appliquer les règles commerciales, organiser la validation et écrire le résultat comme une cotation dans le TMS.
Elles partent chez un cotateur, déjà structurées et avec le motif : matières dangereuses, température dirigée, trajet sans tarif, marge sous le plancher. Le cotateur part d'une demande remplie, pas d'un écran vide, et rien n'est chiffré au jugé.
Cela dépend de ce que le TMS permet pour créer une cotation. Mirage l'a démontré avec Logitude World chez OFRET Groupe, par l'API de Logitude World. Tout autre TMS est possible, mais la connexion doit être configurée et validée sur votre système avant qu'on s'y fie.
Cela dépend de la nature de vos demandes, de la complétude de vos grilles et de la rigueur de vos règles : mesurez-la sur vos propres demandes pendant un pilote. À titre de repère, l'étude de cas d'OFRET Groupe indique que plus de 90 % de ses demandes de cotation standard sont traitées automatiquement sur ses deux entités ; ce chiffre décrit le déploiement d'OFRET et sa propre définition du standard, pas une référence générale.
Sources et périmètre
Vérifié le . Périmètre : le circuit de la demande à la cotation chez les transitaires, commissionnaires et transporteurs. La méthode, les tableaux et l'exemple sont ceux de Mirage ; les chiffres de l'exemple sont inventés. Les montants et règles des surcharges appartiennent à chaque transporteur et à chaque contrat ; aucun n'est donné ici comme tarif.
- Ministère de la Transition écologique, informations clés du transport routier de marchandises : le mécanisme de répercussion des prix du gazole (code des transports, articles L3222-1 et L3222-2) et les indices du Comité national routier
- Ministère de la Transition écologique, réglementation du transport de marchandises dangereuses : ADR pour la route, RID pour le fer, ADN pour la voie d'eau, code IMDG pour les colis en mer, instructions techniques de l'OACI pour l'aérien ; numéros ONU et classes issus du règlement type de l'ONU
- Organisation maritime internationale, marchandises dangereuses (en anglais) : le code IMDG, obligatoire au titre de SOLAS depuis le 1er janvier 2004
- ICC Academy, DAP et DDP dans les Incoterms 2020 (en anglais) : en DAP, l'acheteur accomplit et paie le dédouanement import et supporte le déchargement, sauf si le contrat de transport l'inclut
- Chambre de commerce internationale, Incoterms 2020 (en anglais) : les onze règles ; en DAP le vendeur ne décharge pas, en DPU il décharge
- Maersk, définitions des surcharges (en anglais) : la définition par un armateur de la surcharge haute saison, du BAF et de la surcharge soute d'urgence
- Banque centrale européenne, taux de change de référence de l'euro (en anglais) : taux publiés vers 16 h les jours ouvrés, à titre d'information, leur usage pour des transactions étant vivement déconseillé
- Mirage Metrics, étude de cas OFRET Groupe : chaque fait et chiffre sur OFRET Groupe cité dans ce guide
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Envoyez-nous une semaine de demandes de cotation
Envoyez un échantillon de vraies demandes avec les grilles et les règles que votre agence a utilisées. Nous vous renvoyons chacune classée, avec ses données extraites, le poids taxable, les tarifs et règles appliqués, et soit une cotation préparée, soit le motif qui la renvoie à un cotateur, pour la comparer à ce que votre agence a envoyé.
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