Rapprochement du gazole sur une mine ou une carrière : de la livraison à l'engin
Le rapprochement du carburant sur un site minier ou une carrière est un bilan en volume, tenu pour chaque cuve et chaque période : le stock d'ouverture, plus les livraisons reçues, moins le carburant distribué, doit égaler le stock de clôture mesuré. Ce qui reste après correction des décalages d'heure, de la base de température et de la précision connue des compteurs et des sondes est l'écart inexpliqué. Il faut le localiser, à une cuve, une pompe, un camion ravitailleur, un engin ou un poste, avant de parler de perte, et une perte n'est pas encore une preuve de vol. Ce guide pose le bilan, une semaine chiffrée, les sources d'erreur, un tableau des écarts par engin et un plan de pilote.
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- 13 min
- Auteur
- L'équipe Mirage Metrics
Périmètre : le gazole sur un site minier ou une carrière, avec cuves de stockage, pompes fixes, camions ravitailleurs et engins. Tous les chiffres de l'exemple sont inventés. Le point fiscal australien illustre l'intérêt des enregistrements dans un pays donné ; ce n'est pas un conseil fiscal.
En bref
- Adapté à
- Directeurs de site, responsables d'exploitation, de maintenance et de parc engins, responsables de la distribution du carburant et contrôleurs de gestion chargés du gazole sur un ou plusieurs sites.
- Ce qu'il faut fournir
- Bons de livraison, relevés de sonde ou jaugeages avec les barèmes de jaugeage, totalisateurs de pompe, transactions de ravitaillement avec l'identifiant de l'engin, compteurs des camions ravitailleurs, heures moteur ou télématique, affectation des engins.
- Ce qui s'automatise
- Collecter relevés et transactions, les aligner sur la même heure de clôture, calculer le stock théorique et le stock mesuré par cuve, attribuer les pleins aux engins, calculer la consommation attendue à partir de l'historique propre de chaque engin, signaler les écarts et les données manquantes.
- Ce qui reste validé par une personne
- Fixer les tolérances, vérifier les compteurs et les sondes, expliquer un écart, décider quand un écart devient une enquête, et toute conclusion qui concerne des personnes.
- Quand l'approche ne suffit pas
- Quand des cuves ou des pompes n'ont aucune mesure, quand l'identifiant de l'engin n'est pas saisi à la pompe, ou quand les compteurs n'ont pas été étalonnés : le bilan montre alors où instrumenter d'abord, pas où le carburant est parti.
Le périmètre du bilan
Dessinez le circuit du carburant avant de construire le moindre rapport. Chaque point où le carburant est stocké a son propre bilan, et chaque transfert entre deux points est une mesure qui peut être fausse. Un total à l'échelle du site cache le point qui dérive ; un bilan par point le montre.
| Point | Entrées et sorties | Mesuré par | Ce que le bilan vérifie |
|---|---|---|---|
| Livraison fournisseur | Compteur du camion-citerne ou volume des compartiments | Le bon de livraison et la facture | Le volume reçu, et sur quelle base de température |
| Cuve de stockage | Livraisons en entrée, transactions de pompe en sortie | Sonde de niveau, ou jaugeage manuel avec le barème de jaugeage de la cuve | Stock théorique contre stock mesuré |
| Pompe fixe ou distributeur | Alimentée par la cuve | Totalisateur du compteur, enregistrement des transactions | Avancement du totalisateur contre la somme des transactions |
| Camion ravitailleur (cuve mobile) | Rempli à une pompe fixe | Son propre compteur, son jaugeage ou sa sonde | Chargé contre distribué, plus son propre stock |
| Engin | Ravitaillé par les pompes et les camions ravitailleurs | Transactions rattachées à l'engin ; heures moteur ou consommation remontées par la télématique | Carburant reçu contre consommation attendue |
Le bilan de chaque point de stockage tient en une ligne : stock d'ouverture, plus le reçu, moins le distribué, donne le stock théorique de clôture, et la différence avec le stock mesuré de clôture est l'écart. Tenez-le par cuve et par période, avec la même heure de clôture pour toutes les sources.
Les sources de données et ce que chacune mesure
| Source | Mesure | Défaillances habituelles |
|---|---|---|
| Bons de livraison et factures | Volume livré, date, cuve | Base de température (souvent une température de référence), bon saisi en retard ou sur la mauvaise cuve |
| Sondes de niveau | Niveau, volume, température, eau | Dérive de la sonde, mauvais barème, lecture prise pendant un mouvement de produit |
| Jaugeage manuel | Niveau à la pige, converti avec le barème de jaugeage | Erreur de lecture, sol en pente, barème qui ne correspond plus à la cuve |
| Totalisateurs de pompe | Volume cumulé passé dans le compteur | Compteur hors étalonnage, remise à zéro, totalisateur non relevé à l'heure de clôture |
| Transactions de ravitaillement | Volume par plein, identifiant de l'engin, conducteur, heure | Badge ou étiquette mal lu ou échangé, saisies manuelles, doublons, trous pendant une panne |
| Télématique | Heures moteur, parfois consommation | Boîtier hors ligne, compteur horaire non repris après un remplacement, consommation estimée différente du volume distribué |
| Registres de maintenance et d'exploitation | Affectation des engins, immobilisations, temps de ralenti | Engin passé d'une fosse à l'autre ou d'un sous-traitant à l'autre sans que le système carburant le sache |
Ramener les volumes sur la même base d'abord
Les fournisseurs facturent souvent un volume ramené à une température de référence, alors qu'une sonde peut lire le volume à la température réelle de la cuve. Comparer les deux tels quels crée un écart qui n'est que de la physique. Ramenez-les sur une même base avec les procédures normalisées (ASTM D1250, API MPMS chapitre 11.1, qui prévoient les bases de 15 °C et de 20 °C), ou vérifiez que votre sonde fournit déjà un volume corrigé. Sur un site où le gazole reste longtemps en cuve sous un climat chaud, l'écart entre le jour et la nuit compte aussi : relevez toujours à la même heure.
Exemple : une semaine, une cuve, un camion ravitailleur
Exemple illustratif, chiffres inventés : cuve T1 et camion ravitailleur FT-2, une semaine, en litres
Hypothèses, toutes inventées. Les volumes sont déjà sur la même base de température. La pompe P1 ravitaille les engins et le camion ravitailleur FT-2. Les tolérances sont fixées par le site à partir des caractéristiques de ses compteurs et de ses sondes et de son historique ; ce ne sont pas des normes.
| Ligne | Cuve T1 | Camion ravitailleur FT-2 |
|---|---|---|
| Stock d'ouverture (sonde, lundi 6 h) | 48 200 | 1 200 (jaugeage) |
| Reçu | 102 000 (3 bons de livraison) | 18 400 (pompe P1, transactions FT-2) |
| Distribué | 96 850 (transactions pompe P1) | 18 050 (compteur FT-2) |
| Stock théorique de clôture | 53 350 | 1 550 |
| Stock mesuré de clôture (lundi suivant, 6 h) | 52 100 (sonde) | 1 320 (jaugeage) |
| Écart brut | -1 250 (1,29 % du distribué) | -230 (1,27 % du distribué) |
| Correction connue | +1 080 : 12 pleins notés sur papier pendant une panne, pas encore saisis | Aucune trouvée |
| Écart après correction | -170 (0,17 %) | -230 (1,27 %) |
| Tolérance fixée par le site (hypothèse) | ± 600 | ± 200 |
| Résultat | Dans la tolérance : suivre la tendance | Hors tolérance : vérifier |
La cuve T1 affiche d'abord 1 250 litres manquants, 1,29 % de ce qu'elle a distribué. Avant toute enquête, le responsable de la distribution retrouve douze pleins notés sur papier pendant une panne du système le jeudi, pas encore saisis : 1 080 litres. Une fois ajoutés, l'écart tombe à 170 litres, dans la tolérance. Rien n'est ouvert ; le chiffre rejoint la courbe de tendance.
Le camion ravitailleur FT-2 est un autre cas : 230 litres manquants, hors tolérance, sans correction connue. Les premières vérifications portent sur la mesure, pas sur les personnes : la date du dernier étalonnage de son compteur, si le jaugeage a été fait sur un sol plat, et si un plein distribué par FT-2 n'a pas été enregistré. Ces vérifications passent avant toute autre hypothèse.
Décalages, étalonnage et capteurs
Décalages dans le temps
- Relevés et transactions arrêtés à des heures différentes : une sonde lue à 6 h et un rapport de transactions clôturé à minuit.
- Pleins manuels saisis plusieurs jours plus tard, comme dans l'exemple.
- Livraisons enregistrées un jour et dépotées en cuve le lendemain.
- Changements de poste et de fuseau horaire dans des systèmes qui n'enregistrent pas l'heure de la même façon.
Étalonnage
- Compteurs de pompe : selon OIML R 117-1, les distributeurs de carburant pour véhicules à moteur relèvent de la classe d'exactitude 0,5, soit une erreur maximale tolérée de 0,5 % pour l'ensemble de mesurage et de 0,3 % pour le compteur ; la directive européenne 2014/32/UE classe les ensembles de mesurage routiers dans la même classe. Une pompe de site dont la conformité à cette classe n'est pas vérifiée peut faire moins bien.
- Compteurs des camions ravitailleurs, souvent contrôlés moins souvent que les pompes fixes.
- Barèmes de jaugeage qui ne correspondent plus à la cuve après une réparation ou un tassement du sol.
Capteurs et données
- Dérive de la sonde, eau au fond de la cuve, lecture prise pendant un mouvement de carburant.
- Badges ou étiquettes d'engin mal lus, échangés entre engins, ou contournés par une saisie manuelle.
- Transactions en double après une nouvelle tentative de transmission réseau.
- Boîtiers télématiques hors ligne, ou compteur horaire non repris lors du remplacement d'un boîtier.
Une perte mesurée n'est pas une fraude présumée
Employez quatre termes, et gardez-les distincts dans les rapports et les réunions :
- Écart : la différence entre le stock théorique et le stock mesuré, avant toute explication.
- Écart expliqué : la part due aux décalages d'heure, à la base de température, à la précision connue des compteurs et des sondes, et aux erreurs de données trouvées et corrigées.
- Perte inexpliquée : ce qui reste, localisé à un point et à une période.
- Soupçon de détournement : une hypothèse qu'une enquête examine, avec des preuves comme les heures des transactions, la position des engins et les images de vidéosurveillance. Une conclusion sur une personne relève de votre procédure d'enquête et de votre procédure disciplinaire, pas d'un rapport.
Cette distinction protège l'enquête autant que les personnes. Une alerte lancée comme un « vol » qui se révèle être un compteur non étalonné coûte sa crédibilité à la prochaine alerte, celle qui sera réelle.
Le tableau des écarts par engin
Une fois les cuves équilibrées, attribuez le carburant aux engins. Comparez ce que chaque engin a reçu à ce qu'il aurait dû consommer, calculé à partir de ses propres heures moteur et de sa propre consommation récente, pas d'un chiffre de catalogue : deux tombereaux identiques sur des pistes différentes ne consomment pas la même chose. Le tableau ci-dessous est un extrait de cinq engins sur le parc alimenté par P1 et FT-2.
| Engin | Distribué (L) | Heures moteur | Médiane propre (L/h) | Attendu (L) | Différence | Statut | Vérification suivante |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Tombereau HT-07 | 4 900 | 62,0 | 71 | 4 402 | +498 (+11,3 %) | Au-dessus de la tolérance | Vérifier les lectures de badge et les pleins de FT-2 |
| Tombereau HT-11 | 3 950 | 58,0 | 70 | 4 060 | -110 (-2,7 %) | Dans la tolérance | Aucune |
| Pelle EX-02 | 6 300 | 88,5 | 72 | 6 372 | -72 (-1,1 %) | Dans la tolérance | Aucune |
| Tombereau HT-14 | 0 | 55,0 | 70 | 3 850 | -3 850 | Aucun plein enregistré | Retrouver les pleins manquants |
| Bouteur D-03 | 2 100 | non disponible | 65 | non disponible | non calculable | Données manquantes | Télématique hors ligne du mardi au vendredi |
Lisez le tableau comme un ensemble, pas ligne par ligne. HT-07 a reçu environ 500 litres de plus que prévu, et HT-14, qui a travaillé 55 heures, n'a rien reçu. La première hypothèse à tester est que HT-14 a été ravitaillé par FT-2 sous le badge de HT-07, ou fait partie des pleins papier du jeudi. Comparer les heures des transactions de FT-2 à la position des deux tombereaux suffit à trancher. D-03 ne peut pas être jugé cette semaine, et le tableau le dit.
Alertes et validation humaine
- Chaque alerte indique le point, la période, la taille de l'écart, la tolérance dépassée et les données qui la fondent
- Chaque alerte a un responsable et un délai de première revue, fixés par le site
- La personne qui la traite choisit une cause dans une liste fermée : décalage, base de température, compteur ou sonde, badge ou erreur de données, inexpliqué
- Seules les alertes « inexpliqué » passent en enquête, et seul un responsable nommé l'ouvre
- Une cause liée à la mesure crée une tâche de maintenance ou d'étalonnage, pour que la même alerte ne revienne pas
- Les tolérances sont revues chaque mois au regard de la part des alertes qui relevaient de la mesure
Indicateurs utiles et faux positifs
| Indicateur | Ce qu'il dit | Faux positif habituel |
|---|---|---|
| Écart après correction, en % du volume distribué, par cuve et par période | Le chiffre de tête, comparé à la tolérance fixée | Une lecture fausse ; regardez la tendance |
| Part des transactions avec un identifiant d'engin valide | Si le carburant peut seulement être attribué | Une panne de badge ressemble à du carburant manquant |
| Engins avec des données manquantes | Là où le bilan est aveugle | Une télématique hors ligne n'est pas un problème de carburant |
| Litres par heure moteur, comparés à la référence propre de l'engin | Une consommation inhabituelle, engin par engin | Changement de travail : nouvelle piste, nouvelle fosse, fortes pentes, long ralenti |
| Alertes clôturées avec une cause, et délai de clôture | Si les alertes sont réellement examinées | Des alertes clôturées sans cause cachent les vrais problèmes |
| Part des alertes dues à la mesure ou aux données | L'état de la chaîne de mesure | Une part élevée est utile : elle dit quel compteur réparer |
Dans certains pays, ces mêmes enregistrements servent aussi de justificatifs fiscaux. En Australie, par exemple, l'administration fiscale cite les registres de distribution du carburant, les relevés de compteur, les heures moteur et la télématique parmi les documents qui appuient une demande de crédit d'impôt sur le carburant, à conserver cinq ans (ATO). Un rapprochement construit sur ces enregistrements sert les deux usages ; vérifiez les règles applicables dans votre pays.
Un pilote sur une aire de distribution ou un site
La façon de cadrer un pilote, d'en fixer le périmètre et les critères de décision est détaillée dans le guide du pilote d'automatisation documentaire. Pour le carburant, il tient en six étapes :
- Choisir un ensemble de points : une cuve, ses pompes et les camions ravitailleurs qu'elle alimente.
- Recenser chaque source de données, son responsable, son heure de clôture et sa date d'étalonnage. Corriger l'heure de clôture en premier.
- Reconstituer les dernières semaines à partir des enregistrements existants, pour obtenir un écart de référence et la consommation propre de chaque engin.
- Tenir le bilan chaque jour et le revoir chaque semaine avec le responsable de la distribution et la maintenance.
- Classer chaque alerte par cause. N'ouvrir aucune enquête pendant le pilote sans l'accord habituel.
- À la fin, comparer : écart avant et après corrections, alertes par cause, données manquantes comblées, temps passé par semaine.
Sur une carrière, le même raisonnement vaut pour les tonnages : une heure de clôture commune à toutes les sources, et des écarts expliqués avant d'être imputés. Le guide du rapprochement des tickets de pesée en carrière l'applique aux pesées.
Ce que fait Mirage
Le système de gestion du carburant de Mirage (commercialisé jusqu'en septembre 2026 sous le nom FuelMetrics) est construit et adapté à chaque site : il relie les cuves, les pompes et les terminaux de distribution, les livraisons, les transactions de ravitaillement, les véhicules et la télématique et les achats, rapproche le stock théorique du stock mesuré et des sorties réelles, et signale les anomalies pour que l'équipe les examine. Cette page décrit le système, pas un déploiement nommé. Le déploiement documenté est celui de Transwin, opérateur logistique marocain qui transporte notamment des flux miniers avec une flotte de camions et d'engins : le système y suit les livraisons de carburant, les cuves sur site, les pompes et les transactions des véhicules, et il est étendu à d'autres sites et aux cuves mobiles.
Questions fréquentes
Il n'existe pas de chiffre normal unique. Tout dépend de la façon dont chaque point est mesuré : sondes de niveau, compteurs de pompe, compteurs de camion ravitailleur et jaugeages ont chacun leur précision, et les livraisons peuvent être comptées sur une autre base de température que la cuve. Fixez une tolérance par cuve à partir des caractéristiques de vos équipements et de votre historique, et examinez ce qui en sort et ce qui dérive dans le temps.
Selon la recommandation internationale OIML R 117-1, les distributeurs de carburant pour véhicules à moteur relèvent de la classe d'exactitude 0,5, avec une erreur maximale tolérée de 0,5 % pour l'ensemble de mesurage complet et de 0,3 % pour le compteur. Dans l'Union européenne, la directive 2014/32/UE place les ensembles de mesurage routiers dans la même classe 0,5. Qu'une pompe interne à un site soit soumise à ces exigences et à des vérifications périodiques dépend du droit de chaque pays et de l'usage de la pompe : vérifiez-le, et vérifiez la date de son dernier contrôle dans ses propres registres.
Le gazole se dilate et se contracte avec la température. Les fournisseurs facturent souvent un volume ramené à une température de référence, alors qu'une sonde de niveau peut lire le volume à la température réelle de la cuve. Ramenez les deux sur la même base avant de les comparer, avec les procédures de correction normalisées (ASTM D1250, API MPMS chapitre 11.1). L'autre cause habituelle est le temps : une livraison ou un lot de pleins enregistré du mauvais côté de l'heure de clôture.
Seulement une fois que les explications de mesure, de données et de décalage ont été vérifiées et écartées, et que l'écart restant a été localisé à un endroit et à un moment. Même alors, le constat est une perte inexpliquée à un point précis. Conclure que quelqu'un a pris du carburant relève de votre procédure d'enquête et de votre procédure disciplinaire, avec des preuves, pas d'un tableau de bord.
Quand la livraison est comptée par le compteur embarqué du camion-citerne, ce type d'ensemble de mesurage relève lui aussi de la classe 0,5 dans OIML R 117-1 et dans la directive 2014/32/UE pour les liquides de faible viscosité. Quand elle est établie autrement, par exemple d'après le volume des compartiments, demandez au fournisseur sur quelle base et à quelle température le volume du bon de livraison est calculé.
Sources et périmètre
Vérifié le . Périmètre : le rapprochement du gazole sur les sites miniers et les carrières. Les normes de mesure sont citées pour leurs classes d'exactitude et leurs méthodes de correction ; la métrologie légale et la fiscalité varient selon les pays.
- OIML R 117-1:2019, Dynamic measuring systems for liquids other than water : tableau 2 : les distributeurs de carburant pour véhicules à moteur et les ensembles de mesurage sur camions-citernes relèvent de la classe 0,5 ; tableau 3 : 0,5 % pour l'ensemble de mesurage, 0,3 % pour le compteur
- Directive 2014/32/UE relative aux instruments de mesure (MID), annexe VII (MI-005) : tableau 5 : classe 0,5 pour les ensembles de mesurage routiers (autres que gaz liquéfiés) et les ensembles de mesurage sur camions-citernes pour liquides de faible viscosité
- ASTM D1250, Guide for the Use of the Joint API and ASTM Adjunct (API MPMS Chapter 11.1) : facteurs de correction de volume en température et en pression pour les produits raffinés, bases métriques de 15 °C et 20 °C
- Australian Taxation Office, Fuel tax credits: records you need to keep : documents montrant le carburant acquis et utilisé, dont les registres de distribution, les relevés de compteur, les heures moteur et la télématique ; conservation cinq ans (exemple d'un pays)
Ce guide décrit une méthode d'exploitation. Ce n'est pas un conseil en métrologie, en fiscalité ou en droit, et toute enquête qui concerne des personnes doit suivre vos propres procédures.
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