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Calculateur de coefficient de vente BTP

Du déboursé sec au prix de vente HT : frais de chantier, frais généraux, bénéfice et aléas, le coefficient K qui en résulte, selon deux conventions de calcul. Et dans l'autre sens, le K et la marge que laisse un prix déjà remis.

Convention de calcul
Coûts et taux
Dans l'autre sens

Dans l'autre sens : le K et la marge d'un prix

À partir d'un prix de vente HT et du déboursé sec. Le bénéfice et aléas restant utilise les frais de chantier, les frais généraux et la convention saisis plus haut.

Ce chiffre sert à établir vos prix. Mirage remplit le bordereau.

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Comment le calcul est fait

Le prix de vente HT se construit par couches : déboursé sec (DS), frais de chantier (FC), frais généraux (FG), bénéfice et aléas (B). Le coefficient de vente K les résume en un seul multiplicateur : PVHT = K × DS.

Déboursé sec
Les dépenses qui entrent directement dans l'ouvrage : matériaux, matériels, main d'œuvre.
Frais de chantier
Les dépenses du chantier qu'on ne peut pas imputer à un ouvrage, comme la grue et son grutier, le chef de chantier, l'énergie ; exprimées en pourcentage du déboursé sec.
Frais généraux
Le fonctionnement de l'entreprise : encadrement, personnel administratif, siège, locaux, impôts et taxes.
Bénéfice et aléas
La marge que l'entreprise se réserve pour sa rentabilité et pour couvrir les aléas.

Les deux conventions

En cascade, chaque pourcentage s'applique au coût qui le précède : FC sur le déboursé sec, FG sur le coût de réalisation (DS + FC), bénéfice sur le prix de revient (DS + FC + FG).

K = (1 + FC) × (1 + FG) × (1 + B)

Sur le prix de vente, FG et bénéfice sont des parts du prix final. Le prix contient donc ses propres frais généraux et son bénéfice : PV = (1 + FC) × DS + (FG + B) × PV, d'où

K = (1 + FC) / (1 − FG − B)

La différence, en clair : 11 % du prix de vente, c'est plus que 11 % du coût de réalisation, parce que le prix de vente est plus grand que le coût. À taux affichés égaux, la convention sur le prix de vente donne donc un K plus élevé. Avec un déboursé sec de 100 000 €, 15 % de FC, 11 % de FG et 3 % de bénéfice : K = 1,3148 en cascade et K = 1,3372 sur le prix de vente, soit 2 241 € d'écart. Ni l'une ni l'autre n'est fausse ; l'erreur est d'appliquer des taux mesurés dans une convention avec la formule de l'autre.

Un support de cours de BTS Travaux publics publié par Éduscol pose la décomposition PVHT = DS + FC + FG + frais spéciaux + B et calcule un exemple où FG et bénéfice sont des parts du prix de vente : avec 6 % de FC, 19,8 % de FG, 8 % de bénéfice et 1 % du TTC de frais spéciaux, il obtient PVHT = 1,493 × DS. Ses exercices expriment aussi les frais généraux en part du coût de réalisation, la base de la cascade, et mélangent parfois les deux bases dans une même étude : ce calculateur ne traite pas ce cas mixte. Des frais spéciaux ou des frais de marché s'ajoutent ici aux frais généraux ou au bénéfice, selon leur base.

Dans l'autre sens, le K implicite d'un prix est PV / DS. La marge sur déboursé sec (PV − DS) s'exprime en part du prix (taux de marque) ou en part du déboursé sec (taux de marge, égal à K − 1).

Source, consultée le 1er octobre 2026

Éduscol STI, BTS Travaux publics, document ressource « Déboursés secs et prix de vente »

Voir aussi le calculateur de coût horaire BTP, pour la main d'œuvre du déboursé sec, et le vérificateur CCTP et DPGF.

Quel coefficient de vente appliquer en BTP ?

Il n'existe pas de coefficient « normal » : K dépend des frais de chantier, de la structure de frais généraux et de l'objectif de bénéfice de chaque entreprise. Le tableau montre seulement ce que donne la convention en cascade pour des combinaisons de taux courantes, sur un déboursé sec de 100 000 €, afin de situer un ordre de grandeur. Les taux sont des exemples, pas des références de la profession.

Coefficient K et prix de vente HT pour neuf combinaisons de taux, convention en cascade, déboursé sec de 100 000 €
Frais de chantierFrais générauxBénéfice et aléasKPrix de vente HT
10 %10 %3 %1,2463124 630 €
10 %12 %5 %1,2936129 360 €
10 %15 %5 %1,3282132 825 €
15 %10 %3 %1,3029130 295 €
15 %12 %5 %1,3524135 240 €
15 %15 %5 %1,3886138 862 €
20 %10 %3 %1,3596135 960 €
20 %12 %5 %1,4112141 120 €
20 %15 %5 %1,4490144 900 €

Lecture : à frais de chantier égaux, passer de 10 % à 15 % de frais généraux ajoute environ 4,5 points de K ; c'est la ligne de frais généraux, mesurée dans vos comptes, qu'il faut connaître avant tout. Les prix unitaires ainsi obtenus se posent ensuite dans le cadre de prix : voir le guide de la DPGF, et, pour les quantités qui les multiplient, la méthode du métré sur plan PDF. Sur un marché long, le prix remis se révise ensuite avec le calculateur de révision de prix BTP. Ce prix de vente est aussi celui que l'acheteur lira dans le sous-détail d'un prix unitaire.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le coefficient de vente en BTP ?

C'est le multiplicateur qui transforme le déboursé sec d'un ouvrage en prix de vente hors taxes : PVHT = K × DS. Il intègre en une seule fois les frais de chantier, les frais généraux de l'entreprise et le bénéfice et aléas, ce qui évite de les recalculer ligne par ligne sur chaque étude de prix.

Comment calculer le coefficient de vente K ?

Si chaque pourcentage s'applique au coût qui le précède, K = (1 + FC) × (1 + FG) × (1 + B), avec FC en % du déboursé sec, FG en % du coût de réalisation et B en % du prix de revient. Si les frais généraux et le bénéfice sont exprimés en part du prix de vente, K = (1 + FC) / (1 − FG − B).

Pourquoi les deux méthodes ne donnent-elles pas le même prix ?

Parce qu'un même pourcentage ne porte pas sur la même base. Pris sur le prix de vente, il porte sur un montant qui le contient déjà, d'où la division par (1 − FG − B). Avec un déboursé sec de 100 000 €, 15 % de frais de chantier, 11 % de frais généraux et 3 % de bénéfice, la cascade donne K = 1,3148 et la convention sur le prix de vente K = 1,3372 : 2 241 € d'écart sur le prix.

Que comprend le déboursé sec ?

Les seules dépenses qui entrent directement dans la réalisation de l'ouvrage : matériaux, matériels et main d'œuvre. Les frais propres au chantier mais non imputables à un ouvrage, comme la grue ou le chef de chantier, vont dans les frais de chantier, et le fonctionnement de l'entreprise dans les frais généraux.

Quelle convention choisir ?

Celle d'où viennent vos pourcentages. Un taux de frais généraux tiré de vos comptes et rapporté au chiffre d'affaires est une part du prix de vente : il relève de la seconde convention. Un taux fixé comme une majoration du coût relève de la cascade. Appliquer l'un avec la formule de l'autre décale le prix.

Comment retrouver la marge d'un prix déjà remis ?

Divisez le prix de vente HT par le déboursé sec pour obtenir le K implicite. La partie basse du calculateur le fait, et donne la marge sur déboursé sec en euros, en part du prix et en part du déboursé, puis, à partir de vos frais de chantier et frais généraux, le bénéfice et aléas qu'il reste vraiment.

Le calculateur donne-t-il un coefficient type par métier ?

Non. Le coefficient dépend des frais de chantier, de la structure de frais généraux et des objectifs de chaque entreprise ; un chiffre « moyen » sans source ne dirait rien de votre affaire. Le calculateur fait l'arithmétique avec vos propres taux.

Un coefficient juste ne rattrape pas un déboursé sec faux.

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