Dédouanement au Maroc : la procédure complète, de la DUM à la mainlevée

Le dédouanement au Maroc consiste à déposer dans BADR, le système en ligne de l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII), une déclaration unique de marchandises (DUM) qui assigne un régime douanier à la marchandise, puis à obtenir la mainlevée après contrôle et paiement ou garantie des droits et taxes. Ce guide suit une importation de bout en bout, puis une exportation : les acteurs, les documents, les circuits de contrôle, le calcul des droits, l'origine préférentielle et les erreurs qui bloquent un conteneur.

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25 min
Auteur
L'équipe Mirage Metrics

À jour de la loi de finances 2026 et des circulaires de l'ADII publiées jusqu'au 26 octobre 2026. Les taux d'une ligne tarifaire changent chaque année : vérifiez-les dans ADiL le jour de l'opération. Ce guide est une information générale, pas un conseil sur une opération donnée.

En bref

Adapté à
Importateurs et exportateurs marocains, transitaires agréés en douane, services achats et supply chain qui préparent ou contrôlent des DUM, et fournisseurs étrangers qui veulent savoir ce que leur client marocain va leur demander.
Ce qu'il faut fournir
Facture commerciale, liste de colisage, titre de transport, titre d'importation, preuve d'origine si un accord est invoqué, autorisations et résultats de contrôle pour les marchandises réglementées.
Ce qui s'automatise
Lecture des documents, recoupement des désignations, poids, valeurs et pays, calcul de la valeur en douane, préremplissage des énonciations de la DUM, suivi du circuit et des échéances.
Ce qui reste validé par une personne
Le classement tarifaire, le choix du régime, l'invocation d'un accord préférentiel, la signature de la DUM dans BADR, la présence à la visite et toute contestation avec le service.
Quand l'approche ne suffit pas
Contentieux ouvert avec l'ADII, valeur contestée ou demande d'arbitrage, marchandise prohibée ou sous licence, régime économique complexe à apurer. Il faut alors le texte de la circulaire applicable et un transitaire ou un conseil.

L'essentiel en 30 secondes

  1. Toute marchandise importée ou exportée fait l'objet d'une déclaration en détail qui lui assigne un régime douanier, même exonérée de droits (article 65 du code des douanes). Au Maroc, c'est la DUM, saisie dans BADR.
  2. Le déclarant est le propriétaire de la marchandise, un transitaire agréé en douane ou une personne autorisée à dédouaner (articles 67 à 69). Le recours à un transitaire n'est pas obligatoire pour qui déclare ses propres marchandises.
  3. 45 jours pour déclarer (arrêté n° 1318-77, article 2). Au-delà, la déclaration est irrecevable sauf dérogation et la marchandise est réputée abandonnée (article 106).
  4. Pas de papier : depuis le 1er janvier 2019, la DUM et ses documents annexes ne sont plus déposés physiquement, pour aucun régime (ADII, rapport 2019).
  5. Trois circuits attribués par BADR après signature : vert (mainlevée automatique), orange (contrôle documentaire), rouge (vérification physique) (circulaire n° 6175/412).
  6. Aucune marchandise ne sort tant que les droits et taxes ne sont pas payés ou garantis et que la mainlevée n'est pas accordée (article 100).
  7. Origine UE en 2026 : EUR.1 ou déclaration d'origine, valables 10 mois ; le certificat EUR-MED n'existe plus dans ces échanges (circulaire n° 6706/233).

Vocabulaire

Le code marocain parle de transitaire agréé en douane. L'expression « commissionnaire en douane agréé », courante en France, n'y figure pas. Au Maroc, le « transitaire » au sens du code est la personne qui fait profession d'accomplir pour autrui les formalités de la déclaration en détail (article 67-2°).

Qui intervient : ADII, déclarant, PortNet, port

Une importation mobilise plus d'acteurs que le seul couple importateur et transitaire. Savoir qui tient quelle pièce évite de chercher au mauvais endroit un document qui bloque l'enlèvement.

Les acteurs d'un dédouanement au Maroc et leur rôle
ActeurRôle dans le dédouanementRéférence
ADII (Administration des douanes et impôts indirects)Enregistre la DUM, contrôle, liquide les droits et taxes, donne la mainlevéeCode des douanes ; BADR
DéclarantÉtablit et signe la DUM ; répond de son contenu. Ce peut être le propriétaire de la marchandise, un transitaire agréé en douane ou une personne autorisée à dédouanerCode, articles 67 à 69
Transporteur, consignataire, exploitant de MEADDépose la déclaration sommaire qui met la marchandise en douaneQ&R ADII ; BADR
Banque intermédiaire agrééeDomicilie l'engagement d'importation et règle le fournisseurQ&R ADII
PortNet S.A.Guichet unique national : titres d'importation, autorisations et contrôles d'autres administrations, procurations, bon à délivrer électroniqueportnet.ma
Administrations de contrôle (ONSSA, ministère de l'Industrie et du Commerce, etc.)Contrôlent les marchandises soumises à leurs normes ; leurs résultats conditionnent l'enlèvementCirculaire 6724/311 ; PortNet
Autorité portuaire et exploitant de terminalEscale, manutention, stockage jusqu'à l'enlèvement (Agence nationale des ports, Tanger Med Port Authority, opérateurs comme Marsa Maroc)Rapport ADII 2020 ; Tanger Med
Les acteurs d'un dédouanement au Maroc et leur rôle

Le transitaire agréé en douane

Nul ne peut faire profession de déclarer pour autrui sans être agréé comme transitaire en douane. L'agrément est accordé par le ministre chargé des finances, à titre personnel, après un test d'aptitude professionnelle ; pour une société, il est obtenu pour la société et pour chaque personne habilitée à déclarer en son nom (article 68). Le transitaire conserve les correspondances et documents de chaque opération pendant quatre ans à compter de l'enregistrement de la déclaration (article 72).

Le déclarant, son mandant et la caution sont redevables des droits et taxes (article 87). Le recouvrement ne peut viser le transitaire qu'après épuisement des voies contre le redevable principal, et il n'est pas redevable, sauf complicité de fraude, des créances nées d'un contrôle a posteriori ou du non-respect d'engagements sous régime économique (article 88 bis).

PortNet, le guichet unique

PortNet S.A. exploite le guichet unique national des procédures du commerce extérieur (PortNet). Son portail des procédures du commerce extérieur regroupe notamment la gestion des titres d'importation (engagements d'importation, déclarations préalables), les demandes de franchise douanière, les procurations que les opérateurs donnent à leurs transitaires pour opérer en leur nom dans BADR, et les échanges avec les administrations de contrôle comme le ministère de l'Industrie et du Commerce ou l'ONSSA (PortNet Commerce extérieur). Depuis le 15 juin 2026, les pièces jointes de la DUM pour les produits soumis au contrôle de l'ONSSA s'y déposent en ligne (PortNet, juin 2026).

La DUM elle-même ne se dépose pas sur PortNet : elle s'enregistre dans BADR, le système de l'ADII. Les deux systèmes échangent leurs données, et c'est par PortNet que circule le bon à délivrer électronique, créé automatiquement depuis la déclaration sommaire et transmis aux acteurs concernés (ADII, rapport 2020).

Le port et le terminal

Le rapport 2020 de l'ADII cite, parmi les partenaires du bon à délivrer électronique, l'Agence nationale des ports et Tanger Med Port Authority, avec les associations d'agents maritimes, de transitaires agréés et de freight forwarders. Le groupe Tanger Med exploite le complexe de Tanger Med et, à travers Marsa Maroc, des terminaux dans 21 ports (Groupe Tanger Med). Pour le déclarant, ces acteurs interviennent sur la disponibilité du lot et sa sortie, pas sur la déclaration.

BADR : ce que c'est, qui y accède, ce qu'on y fait

BADR (Base automatisée des douanes en réseau) est le système de dédouanement en ligne des marchandises au Maroc, à l'importation comme à l'exportation ; il prend en charge la totalité des procédures douanières (ADII). Ses utilisateurs sont les consignataires maritimes et aériens, les dépoteurs et les exploitants de MEAD pour les déclarations sommaires, les transitaires et les opérateurs déclarants pour les déclarations en détail, et les transporteurs pour les états de chargement.

L'ADII y liste plus d'une trentaine d'opérations à distance, dont :

  • la souscription de la déclaration en douane et la consultation de son avancement en temps réel ;
  • un devis estimatif des droits et taxes et la consultation du tarif intégré ;
  • l'édition de la fiche de liquidation et de la quittance, et le paiement électronique ;
  • l'édition de la mainlevée et du certificat de décharge des comptes sous régime économique.

Accès. BADR est accessible par Internet ou par EDI au format EDIFACT, à travers un réseau à valeur ajoutée. L'opérateur constitue un dossier pour obtenir un code d'accès délivré par l'ADII, et un certificat électronique de Barid Al-Maghrib assure la double authentification (Q&R ADII). Pour se connecter, il faut donc deux prérequis : le code et le certificat. Les procurations qui permettent à un transitaire d'opérer dans BADR au nom d'un importateur se gèrent sur PortNet (PortNet).

ADiL, l'assistant de l'ADII pour l'importation, complète BADR côté information : pour une position tarifaire de 4, 6, 8 ou 10 chiffres, il affiche les droits et taxes, les documents exigibles, les normes, les accords applicables, et propose un simulateur en droit commun ou en régime conventionnel (ADiL).

Avant l'arrivée : titre d'importation, classement, origine

La plupart des blocages se règlent avant que le navire accoste. Trois points sont à fixer dès la commande.

1. Le titre d'importation

L'ADII demande de ne commander aucune marchandise sans titre d'importation. Ce titre est soit un engagement d'importation domicilié auprès d'une banque intermédiaire agréée, soit une autorisation d'importation (licence ou déclaration préalable d'importation) délivrée par le ministère chargé du commerce extérieur ; il faut un numéro de registre du commerce et une inscription au fichier des opérateurs du commerce extérieur (Q&R ADII). Sans visa de domiciliation sur l'engagement d'importation, la douane ne donne pas suite au dédouanement. Ces titres sont gérés sur PortNet.

2. Le classement tarifaire

Le tarif marocain reprend les positions du Système harmonisé et y ajoute des sous-positions nationales (article 2) : ADiL accepte une recherche à 4, 6, 8 ou 10 chiffres, et les lignes du tarif s'écrivent sur 10 chiffres (par exemple 8517.13.00.30 dans la loi de finances 2026). Le classement est l'affaire du déclarant, qui en répond. Pour une marchandise non nommément désignée ou qui pourrait relever de plusieurs positions, l'administration peut prendre une décision de classement (article 15) ; la demande se dépose au bureau d'importation envisagé, avec facture, notice technique et au besoin un échantillon, et jamais pour une marchandise déjà en cours de dédouanement (Q&R ADII).

3. L'origine et sa preuve

Si un accord doit réduire le droit d'importation, la preuve d'origine doit exister au moment de la déclaration et correspondre aux règles de l'accord. En droit commun, la justification de l'origine n'est pas toujours exigée ; dans un cadre préférentiel, elle l'est. Voir la section origine préférentielle.

Le choix de l'Incoterm, enfin, détermine ce que la facture inclut et ce qu'il faudra ajouter pour obtenir la valeur en douane. Le vérificateur Incoterms 2020 rappelle la répartition des frais pour chaque règle, et le calculateur CBM et poids volumétrique aide à contrôler le fret facturé.

Les étapes à l'import, du navire à l'enlèvement

L'ADII distingue trois phases : la conduite en douane (acheminer la marchandise au premier bureau d'entrée), la mise en douane (la déclaration sommaire du transporteur) et la déclaration en détail qui assigne le régime (Q&R ADII). En pratique, une importation par conteneur suit les neuf étapes ci-dessous.

Étapes d'une importation au Maroc : acteur, système, document et point de contrôle
ÉtapeActeurSystèmeDocumentPoint de contrôle
1. Titre d'importationImportateur, banque ou ministère du CommercePortNetEngagement d'importation domicilié, ou licence, ou déclaration préalableSans titre adéquat, la déclaration n'est pas suivie
2. Mise en douaneTransporteur ou consignataireBADRDéclaration sommaire (manifeste), au moins 24 h avant l'arrivée du navirePointage des lots ; base du délai de 45 jours
3. Bon à délivrerAgent maritime, commissionnaire de transport ou exploitant de MEADPortNetBAD électronique créé depuis la déclaration sommaireJustifie que le déclarant peut disposer du lot
4. Contrôles d'autres administrationsImportateur ou transitairePortNetDocuments ONSSA, documents produits industriels, autorisationsRésultat transmis à la douane ; l'enlèvement l'attend
5. DUMDéclarantBADRDUM et documents annexes numérisésEnregistrement : la déclaration ne peut plus être modifiée librement
6. SélectivitéBADRBADRAucunCircuit vert, orange ou rouge attribué après signature
7. ContrôleInspecteur de l'ADIIBADRPièces annexes ; marchandise si circuit rougeContrôle documentaire ; vérification physique en présence du déclarant
8. Liquidation et paiementDéclarant ou redevableBADRFiche de liquidation, quittancePaiement électronique ou garantie (crédit d'enlèvement)
9. Mainlevée et enlèvementADII, puis terminal ou MEADBADRMainlevéeAucune sortie sans droits payés ou garantis et mainlevée accordée
Étapes d'une importation au Maroc : acteur, système, document et point de contrôle

La déclaration sommaire et les délais qui en partent

Par mer, le capitaine ou son représentant (consignataire ou courtier maritime) dépose la déclaration sommaire au moins 24 heures avant l'arrivée du navire, ou au départ du dernier port desservi si la traversée dure moins de 24 heures ; par air, au moins 4 heures avant l'arrivée (Q&R ADII). La déclaration en détail doit ensuite être déposée dans les 45 jours, jours fériés non comptés et samedi compté pour une journée entière (arrêté n° 1318-77) ; l'ADII précise que, par mer et par air, ce délai court à compter du dépôt de la déclaration sommaire (Q&R ADII). En magasin et aire de dédouanement (MEAD), la durée de séjour est aussi de 45 jours (instruction ADII).

Sont réputées abandonnées en douane les marchandises non déclarées dans ce délai, et celles déclarées mais non enlevées un mois après l'enregistrement de la DUM sans que les droits aient été payés ou garantis (article 106). L'administration peut alors les céder (article 107).

Déclarer avant l'arrivée

Depuis la circulaire n° 6369/312 de 2022, la DUM peut être enregistrée dans BADR avant l'arrivée, sans autorisation préalable, à condition de pré-apurer un lot d'une déclaration sommaire enregistrée et de cocher « Par anticipation ». Elle ne prend effet qu'au jour de l'arrivée, qui fixe les droits applicables (pour le maritime, la date d'accostage). En circuit vert ou orange, la marchandise peut être enlevée dès son arrivée ; une DUM anticipée restée sans suite est annulée d'office au bout de 60 jours (circulaire n° 6369/312).

Paiement et mainlevée

Sans facilité de paiement, les droits sont payés dans les trois jours de l'émission du titre de recette (article 93). Le paiement se fait par procédé électronique ; à défaut, une majoration de 1 % s'applique, d'au moins 1 000 dirhams, sauf exceptions (article 95). Le crédit d'enlèvement permet d'enlever avant de payer, sous soumission cautionnée, avec un délai au choix de 15, 30, 45, 90, 120 ou 180 jours (décret n° 2-77-862, article 64 bis ; Q&R ADII). Depuis 2020, seul le crédit d'enlèvement national subsiste, utilisable dans tous les bureaux (ADII, rapport 2020).

La DUM : ce qu'elle contient

La déclaration en détail est l'acte par lequel une personne manifeste la volonté d'assigner à une marchandise un régime douanier déterminé ; avec ses documents annexes, elle forme un document unique et indivisible (article 74). Quand une DUM reprend plusieurs espèces de marchandises, chacune vaut déclaration indépendante (article 75) : une erreur sur un article ne se dilue pas dans le total.

Les énonciations saisies dans BADR suivent les cases du modèle de DUM publié par l'ADII. Les principales :

Principales cases de la DUM, d'après le modèle annexé à l'instruction de l'ADII
CaseContenuÀ savoir
1DéclarationLe régime demandé (mise à la consommation, entrepôt, admission temporaire...)
2 et 8Exportateur ou expéditeur ; importateur ou destinataireAvec le numéro de registre du commerce
10DéclarantNuméro d'agrément et numéro du répertoire du transitaire
11, 13 et 14Pays de provenance, d'origine, de destinationLa provenance et l'origine ne se confondent pas (articles 16 et 19 du code)
16Conditions de livraisonL'Incoterm, qui dit ce que la facture inclut
17Nature et numéro du titre de transportConnaissement, lettre de transport aérien, lettre de voiture
18 à 23Monnaie et montant facturé, taux de change, fret, assurance, valeur totale déclaréeLes éléments de la valeur en douane
28 à 36, par articleColis et désignation, code marchandise, valeur, unités, poids net, pays d'origineChaque article vaut déclaration indépendante (article 75)
37Déclaration sommaire ou document précédentLe lien avec le lot mis en douane
BLiquidation des droits et taxesType, base, taux et montant, par article
Principales cases de la DUM, d'après le modèle annexé à l'instruction de l'ADII

Source : modèle de DUM de l'ADII ; articles 16, 19 et 75 du code.

Deux énonciations ont pris du poids en 2026. La loi de finances oblige l'importateur à indiquer dans la déclaration le lieu effectif de stockage ou de transformation des marchandises (article 19 bis), et une fausse déclaration de ce lieu devient une contravention punie d'une amende de 30 000 à 60 000 dirhams (circulaire n° 6702/210). Une déclaration des éléments relatifs à la valeur en douane accompagne par ailleurs la DUM, sauf dérogation, signée par l'importateur ou le déclarant (article 20 undecies).

Corriger une DUM

Après enregistrement, la déclaration ne peut plus être modifiée. Avant la mainlevée, et tant que le service n'a pas annoncé une vérification ni relevé d'inexactitude, le déclarant peut demander à la rectifier sans pénalité. Après la mainlevée, celui qui révèle de lui-même une inexactitude dans les 30 jours, avant tout avis de contrôle, peut être dispensé de tout ou partie des pénalités (article 78). L'annulation n'est possible que dans les cas que liste l'article 78 bis, comme une marchandise non conforme à la commande avant mainlevée ou une déclaration en double.

Les documents à joindre

La production des documents est une condition de recevabilité de la déclaration. L'ADII donne la liste des pièces généralement requises à l'import (Q&R ADII) :

Documents généralement joints à une DUM d'importation, d'après l'ADII
DocumentCe qu'il prouveQuand
Facture commercialeValeur, désignation, conditions de venteToujours
Attestation bancaireBanque domiciliataire, montant en devises, taux de change, références du titre d'importationÀ l'import avec paiement
Détail de la valeur par articleRépartition de la valeur entre les articles de la DUMPlusieurs articles
Titre de transportConnaissement, LTA ou lettre de voiture CMRToujours
Liste de colisagePoids, nombre et nature des marchandises par colisToujours
Titre d'importationEngagement d'importation, licence ou déclaration préalableSauf exception
Certificat ou déclaration d'origineOuvre le tarif préférentielSi un accord est invoqué
Attestation de contrôle techniqueRépression des fraudes, sanitaire, vétérinaire, norme industrielleMarchandises soumises à contrôle
Justificatif du registre du commerceIdentité de l'importateurSelon le cas
Documents généralement joints à une DUM d'importation, d'après l'ADII

Depuis 2019, la DUM et ses documents annexes ne font plus l'objet d'aucun dépôt physique : les pièces sont jointes sous forme numérique dans BADR (ADII, rapport 2019). Pour le circuit vert, seules les opérations dont tous les documents ont été joints avant la signature sont éligibles (circulaire n° 6175/412) : un document ajouté après coup coûte au minimum un passage en circuit orange.

Chaque pièce a ses propres pièges. Le connaissement doit désigner le bon destinataire et le bon port (voir notre page connaissement maritime), la lettre de voiture d'un transport routier doit concorder avec la facture (lettre de voiture CMR), et le certificat d'origine doit couvrir exactement les marchandises facturées (certificat d'origine EUR.1).

Marchandises soumises à contrôle

La douane applique aussi des réglementations d'autres administrations : santé, contrôles sanitaire, vétérinaire et phytosanitaire, répression des fraudes, normes industrielles, sécurité, patrimoine, environnement. Pour les produits industriels soumis à une norme marocaine d'application obligatoire, l'enlèvement est subordonné à la réception des résultats du contrôle de conformité (circulaire n° 6724/311). Pour l'ONSSA, la douane ne retient plus que les résultats de contrôle parvenus électroniquement dans BADR (ADII, rapport 2020). ADiL indique, par position tarifaire, les documents exigibles et les normes applicables.

Circuits vert, orange et rouge

Après la signature d'une déclaration d'import, d'export ou de transit, BADR lui affecte automatiquement un circuit (circulaire n° 6175/412, en vigueur depuis le 5 avril 2021 ; circulaire n° 6369/312) :

  • Circuit vert : mainlevée automatique quelques minutes après la signature, sous réserve du paiement ou de la garantie des droits et des formalités d'autres réglementations. Seules les opérations dont tous les documents ont été joints avant signature y sont éligibles.
  • Circuit orange : contrôle documentaire, puis liquidation des droits et mainlevée par l'inspecteur désigné. Il remplace l'ancien « admis pour conforme ».
  • Circuit rouge : vérification physique, partielle (ancienne « visite physique ») ou intégrale (ancienne « visite intégrale »).

Le service peut, sur un doute fondé, re-sélectionner une déclaration vers un autre circuit ; l'opération est tracée dans BADR et affichée au déclarant. La sélection repose sur une analyse de risque : la douane est passée en 1998 d'une visite systématique à une vérification sélective.

La vérification a lieu en présence du déclarant ou de son représentant. S'il ne se présente pas dans les trois jours suivant l'enregistrement, le service vérifie d'office (article 85). En cas de désaccord sur une vérification partielle, le déclarant peut demander la vérification intégrale (article 80). Les manipulations et le transport vers le lieu de visite sont à ses frais (article 81). Après la mainlevée, l'ADII garde la faculté de réviser la déclaration et de contrôler les documents commerciaux (article 86 bis).

Droits et taxes : comment ils se calculent

La base : la valeur en douane. C'est la valeur transactionnelle, le prix payé ou à payer, augmentée notamment des frais de transport, de chargement, de déchargement et de manutention jusqu'à l'introduction dans le territoire, et du coût de l'assurance (articles 20 et 20 ter). Une facture FOB ou EXW appelle donc l'ajout du fret et de l'assurance ; une facture CIF les contient déjà. Les montants en devises se convertissent au taux publié par Bank Al-Maghrib le jour ouvrable précédant l'enregistrement de la déclaration (article 20 decies). Les droits et taxes applicables sont ceux en vigueur à la date d'enregistrement de la DUM (article 89), et chaque somme liquidée est arrondie au dirham supérieur (article 91).

Droits et taxes perçus à l'importation au Maroc
Droit ou taxeAssiette et tauxTexte
Droit d'importation (DI)Taux de la ligne tarifaire, sur la valeur en douane ; taux préférentiel si l'origine est prouvéeTarif des droits de douane, ADiL
Taxe parafiscale à l'importation (TPI)0,25 % de la valeur en douane, selon l'exemple de calcul de l'ADII ; plusieurs accords avec des pays arabes et africains la laissent exigibleCirculaire 4844/212 ; ADII, accords arabes et africains ; ADiL
Taxe intérieure de consommation (TIC)Sur certains produits seulement (tabacs, produits pétroliers...), généralement un montant par quantitéDahir n° 1-77-340 ; instruction ADII
TVA à l'importation20 %, ou 10 % pour les produits que liste l'article 121 du CGI ; base = valeur en douane + droits et taxes d'entrée, hors TVACGI 2026, articles 121 et 123
Autres taxes spécifiquesPar exemple la taxe sur les bois importés, au taux unique de 6 % depuis le 1er janvier 2026Circulaire 6702/210
Droits et taxes perçus à l'importation au Maroc

Source : CGI 2026, article 121 ; ADII, circulaire n° 4844/212 ; ADII, accords avec des pays arabes et africains ; instruction ADII sur la valeur ; circulaire n° 6702/210 ; ADiL.

Le taux du droit d'importation dépend de la ligne tarifaire et change avec chaque loi de finances. Celle de 2026 a par exemple ramené de 17,5 % à 2,5 % le droit sur les téléphones portables des positions 8517.13.00, 8517.14.00 et 8517.18.00, et porté de 2,5 % à 17,5 % celui des pare-brise de la position 8708.22.00.00 (circulaire n° 6702/210). Une grille de taux recopiée l'an dernier est donc une source d'erreur : le taux se lit dans ADiL, ligne par ligne, le jour de l'opération.

Pour faire le calcul sur votre propre opération, le calculateur de droits de douane Maroc construit la valeur en douane selon l'Incoterm, applique le droit d'importation que vous lisez dans ADiL, la TPI, une éventuelle TIC et la TVA à l'importation, avec les articles cités à chaque ligne.

Origine préférentielle : EUR.1 et règles 2026

Un accord de libre-échange réduit ou supprime le droit d'importation d'une marchandise originaire, à condition de respecter ses règles d'origine et de produire la preuve qu'il prévoit. La production d'un certificat ne lie pas l'administration, qui reste libre d'en contester l'authenticité ou l'exactitude (article 17).

Principaux accords préférentiels du Maroc et preuve de l'origine attendue en 2026
PartenaireCadrePreuve de l'origine
Union européenneAccord d'association, en vigueur depuis le 1er mars 2000 ; règles d'origine révisées appliquées à titre provisoire depuis le 1er janvier 2026EUR.1 ou déclaration d'origine (EUR-MED supprimé), valables 10 mois
TürkiyeAccord de libre-échange ; mêmes règles révisées depuis le 1er janvier 2026EUR.1 ou déclaration d'origine
AELE et pays de l'accord d'AgadirAnciennes règles d'origine maintenues en attendant la modification des protocolesRègles et preuves des circulaires n° 4980/233 et 5047/223, telles que modifiées
États-UnisAccord de libre-échange, appliqué depuis le 1er janvier 2006Pas de certificat ; déclaration signée de l'importateur produite sur demande
Royaume-UniAccord d'association qui reprend, sauf mention contraire, les dispositions de l'accord Maroc-UEVoir la fiche de l'accord sur le site de l'ADII
Principaux accords préférentiels du Maroc et preuve de l'origine attendue en 2026

Source : fiche de l'accord Maroc-UE ; fiche de l'accord Maroc-USA ; fiche de l'accord Maroc-Royaume-Uni ; circulaire n° 6706/233.

Ce qui a changé le 1er janvier 2026 avec l'UE et la Türkiye

En attendant la ratification par le Maroc de la convention régionale révisée sur les règles d'origine pan-euro-méditerranéennes, les décisions du Conseil d'association Maroc-UE et du Comité mixte Maroc-Türkiye en appliquent les règles à titre provisoire, jusqu'au 31 décembre 2027 ou jusqu'à leur publication au Bulletin officiel (circulaire n° 6706/233). Pour un importateur, quatre changements comptent :

  • Seuls le certificat EUR.1 et la déclaration d'origine (nouveau nom de la déclaration sur facture) sont prévus ; le certificat EUR-MED et la déclaration sur facture EUR-MED disparaissent.
  • Une preuve d'origine est valable 10 mois à compter de sa délivrance ou de son établissement, au lieu de 4.
  • La déclaration d'origine peut être établie par tout exportateur pour un envoi de produits originaires jusqu'à 6 000 euros, et au-delà par un exportateur agréé.
  • Une preuve émise avec cumul porte la mention « CUMULATION APPLIED WITH » suivie du nom des parties, en case 7 de l'EUR.1 ou à la fin de la déclaration d'origine.

Les preuves émises par l'UE et la Türkiye n'ont pas à porter la mention « REVISED RULES » ; cette obligation ne vise que les preuves établies pour les exportations marocaines vers ces deux partenaires (circulaire n° 6722/233). Avec l'AELE et les pays de l'accord d'Agadir, les anciennes règles restent en vigueur.

Avec les États-Unis, l'accord ne requiert pas de certificat d'origine : l'importateur produit sur demande une déclaration signée reprenant les informations sur l'obtention ou la transformation du produit, fondée sur les documents de l'exportateur ou du producteur (ADII).

Régimes économiques en douane

Une marchandise n'est pas toujours mise à la consommation. Les régimes économiques en douane permettent de la stocker, de la transformer, de l'utiliser ou de la faire circuler en suspension des droits, des taxes intérieures de consommation et des autres taxes dont elle est passible (article 114). Les régimes suspensifs sont l'entrepôt de douane, l'entrepôt industriel franc, l'admission temporaire pour perfectionnement actif, l'admission temporaire, l'exportation temporaire pour perfectionnement passif (avec ou sans échange standard), l'exportation temporaire, le transit et la transformation sous douane ; le drawback rembourse certains droits sur la base de taux forfaitaires.

  • Entrepôt de stockage : deux ans au plus à compter de la déclaration d'entrée, sauf dérogation (article 127).
  • Admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA) : importation en suspension de marchandises destinées à être transformées, puis réexportées, entreposées ou placées sous un autre régime ; deux ans au plus, réservée à qui dispose de l'outillage nécessaire sauf autorisation (articles 135, 137 et 138).
  • Admission temporaire : matériels et produits réexportés en l'état après l'utilisation prévue (article 145).

Ces régimes s'ouvrent par une DUM qui vaut engagement : le compte doit être apuré dans le délai, sinon les droits suspendus deviennent exigibles. Les marchandises prohibées listées à l'article 115 en sont exclues. Depuis 2020, le certificat de décharge d'un compte est dématérialisé et transmis à la banque caution (ADII, rapport 2020).

Le dédouanement à l'export

À l'export, il n'y a pas de déclaration sommaire : la marchandise est déclarée en détail au fur et à mesure de son arrivée au bureau d'exportation, que l'exportateur choisit parmi les bureaux ouverts à l'opération (Q&R ADII). Les étapes :

  1. Titre d'exportation. En règle générale, un engagement de change établi par l'exportateur, qui permet le rapatriement du prix, ou une licence d'exportation délivrée par le ministère chargé du commerce extérieur ; il n'est pas visé par la banque (Q&R ADII).
  2. DUM d'export dans BADR, avec l'espèce tarifaire, l'origine, la provenance, la destination, la valeur et le poids en kilogrammes (Q&R ADII). À l'export, la valeur en douane est la valeur au comptant et en gros de la marchandise au point de sortie (article 21).
  3. Circuit et contrôle, selon les mêmes règles qu'à l'import.
  4. Mainlevée et embarquement. La marchandise se présente au quai, à l'aire d'embarquement ou à la frontière avec la mainlevée, le bon à embarquer, et l'état de chargement pour un conteneur ou une remorque groupés (Q&R ADII).
  5. Preuve d'origine pour le client. L'ADII vise les certificats d'origine marocaine à la demande de l'exportateur (article 18) ; la demande se dépose en ligne depuis 2019 pour les certificats des accords avec l'UE, l'AELE, la Türkiye, les pays de l'accord d'Agadir et les pays arabes (ADII, rapport 2019). L'exportateur agréé certifie lui-même l'origine vers la zone pan-euro-méditerranéenne (Q&R ADII). Les preuves d'origine établies pour des exportations marocaines vers l'UE et la Türkiye portent la mention « REVISED RULES » (circulaire n° 6722/233).

Exemple : un conteneur de pièces importé de France

Exemple illustratif, chiffres inventés : importation de pièces mécaniques de Marseille à Casablanca

Hypothèses, toutes inventées pour l'exemple. Une PME industrielle de Casablanca importe un conteneur de pièces mécaniques d'un fournisseur français, en FOB Marseille. La facture s'élève à 40 000 euros, le fret à 1 800 euros, l'assurance à 200 euros. Le taux de change retenu (celui de Bank Al-Maghrib la veille de l'enregistrement) est supposé de 10,80 dirhams pour un euro. Le droit d'importation de la ligne est supposé de 10 % en droit commun et de 0 % pour l'origine UE ; la TPI est supposée due ; la TVA est au taux normal de 20 %. Dans la réalité, chacun de ces taux se lit dans ADiL pour la ligne exacte.

Le déroulé. L'engagement d'importation est domicilié avant la commande. Le fournisseur établit une déclaration d'origine sur sa facture, l'envoi dépassant 6 000 euros : il doit donc être exportateur agréé, et son numéro d'autorisation figure dans la déclaration. Le consignataire dépose la déclaration sommaire 24 heures avant l'arrivée ; le transitaire, muni de la procuration PortNet de l'importateur, enregistre la DUM par anticipation avec les pièces numérisées et le lieu de stockage de l'usine. BADR attribue un circuit orange ; l'inspecteur contrôle la facture, le colisage et la déclaration d'origine, liquide et accorde la mainlevée. Les droits sont imputés sur le crédit d'enlèvement à 30 jours.

Liquidation avec origine UE prouvée (chiffres inventés)
LigneCalculMontant
Valeur facturée FOB MarseilleFacture40 000 EUR
Fret maritime jusqu'à CasablancaAjouté (article 20 ter)1 800 EUR
AssuranceAjoutée (article 20 ter)200 EUR
Valeur en douane42 000 EUR × 10,80453 600 MAD
Droit d'importation, origine UE prouvéeTaux préférentiel supposé de 0 %0 MAD
TPI453 600 × 0,25 %1 134 MAD
Base de la TVA453 600 + 0 + 1 134454 734 MAD
TVA à l'importation454 734 × 20 %, arrondi au dirham supérieur90 947 MAD
Total droits et taxes92 081 MAD
Liquidation avec origine UE prouvée (chiffres inventés)

Le même conteneur sans preuve d'origine valable (déclaration d'origine établie par un exportateur non agréé au-delà de 6 000 euros, ou datée de plus de 10 mois) :

Liquidation en droit commun, même conteneur (chiffres inventés)
LigneCalculMontant
Droit d'importation, droit commun453 600 × 10 % (taux supposé)45 360 MAD
TPI453 600 × 0,25 %1 134 MAD
TVA à l'importation(453 600 + 45 360 + 1 134) × 20 %100 019 MAD
Total droits et taxes146 513 MAD
Liquidation en droit commun, même conteneur (chiffres inventés)

L'écart de 54 432 dirhams vient du droit d'importation et de la TVA calculée dessus. Il ne dépend d'aucune règle de calcul : il dépend d'un document arrivé conforme, ou non, avant la signature de la DUM.

Erreurs fréquentes

  • Laisser filer le délai de 45 jours. La marchandise est réputée abandonnée et peut être cédée par l'administration. Une dérogation reste possible tant qu'elle n'a pas été vendue, mais elle se demande et se justifie.
  • Joindre un document après la signature. Le circuit vert exige que tout soit joint avant ; un oubli renvoie au minimum en contrôle documentaire.
  • Oublier le fret et l'assurance sur une facture FOB ou EXW. La valeur en douane les inclut jusqu'à l'entrée sur le territoire ; les omettre, c'est sous-déclarer la valeur.
  • Recopier un taux de l'an dernier. La loi de finances modifie des lignes chaque année ; seul ADiL au jour de l'opération fait foi.
  • Présenter un EUR-MED ou une preuve périmée pour une marchandise de l'UE. Depuis 2026, EUR.1 ou déclaration d'origine, valables 10 mois.
  • Confondre provenance et origine. Une marchandise fabriquée en Chine, stockée puis expédiée depuis un entrepôt espagnol, a en général l'Espagne pour provenance et la Chine pour origine (articles 16 et 19) ; seule l'origine ouvre un tarif préférentiel.
  • Mal déclarer le lieu de stockage. Depuis la loi de finances 2026, c'est une contravention punie de 30 000 à 60 000 dirhams.
  • Une désignation, un poids ou une valeur différents entre facture et colisage. C'est l'écart que le contrôle documentaire repère en premier.

Ce qu'un logiciel prépare, ce que le déclarant décide

L'essentiel du temps passé sur une DUM ne va pas à la décision mais à la lecture : retrouver la valeur, le poids, la désignation et le pays sur quatre documents arrivés par e-mail, dans plusieurs langues, puis vérifier qu'ils disent la même chose. Ce travail se prépare par logiciel. Les décisions qui engagent le déclarant, elles, ne se délèguent pas.

Répartition entre préparation logicielle et décision du déclarant
TâcheQui la faitCe qui reste au déclarant
Lire facture, colisage, connaissement et certificat d'origineLogicielValider une donnée illisible ou ambiguë
Recouper désignation, poids, valeur et pays entre les documentsLogicielDécider quel chiffre est le bon en cas d'écart
Calculer la valeur en douane selon l'IncotermLogiciel, sur les montants fournisRetenir les frais réellement dus et les justifier
Proposer une position tarifaire à partir de la désignationLogiciel, comme suggestionLe classement : il engage le déclarant (article 15 et Q&R ADII)
Vérifier que la preuve d'origine couvre la marchandise et sa date de validitéLogicielInvoquer ou non l'accord ; répondre à un contrôle de l'origine
Préremplir les énonciations de la DUMLogicielSigner la DUM dans BADR, avec le certificat du déclarant
Suivre le circuit, la liquidation et la mainlevéeLogiciel ou tableau de suiviRépondre à l'inspecteur, assister à la visite, contester un résultat
Répartition entre préparation logicielle et décision du déclarant

BADR prévoit d'ailleurs l'échange automatisé : il est accessible en EDI au format EDIFACT, et la loi de finances 2026 a créé une plateforme électronique agréée, facultative, pour transmettre les documents commerciaux annexés à la déclaration (article 76 ter ; circulaire n° 6702/210).

C'est la frontière sur laquelle travaille Mirage. Pour la préparation des données de la DUM, ses agents lisent facture, colisage et certificat d'origine, recoupent désignation, poids et valeur, et remettent au déclarant un jeu de données vérifié ; ils ne déposent rien eux-mêmes. Mirage n'a pas publié d'étude de cas sur des DUM marocaines. Le chiffre publié le plus proche est celui de Transwin : 70 % de saisie manuelle en moins sur les documents de fret.

Checklist avant de signer la DUM

  • Titre d'importation valide, domicilié ou visé, au nom de l'importateur
  • Déclaration sommaire repérée et lot pré-apuré ; date limite des 45 jours notée
  • Position tarifaire à 10 chiffres vérifiée dans ADiL le jour même, avec ses taux et documents exigibles
  • Valeur en douane reconstituée selon l'Incoterm : fret, manutention et assurance jusqu'à l'entrée
  • Taux de change de Bank Al-Maghrib du jour ouvrable précédant l'enregistrement
  • Facture, colisage et titre de transport concordants : désignation, nombre de colis, poids, valeur
  • Preuve d'origine conforme à l'accord : bon modèle, date de moins de 10 mois, mentions requises
  • Résultats des contrôles ONSSA ou de conformité transmis, ou demandés à temps
  • Lieu effectif de stockage ou de transformation renseigné
  • Tous les documents numérisés et joints avant la signature
  • Mode de paiement prêt : paiement électronique ou crédit d'enlèvement suffisant
  • Procuration PortNet du transitaire à jour si un transitaire déclare

Questions fréquentes

Sources et périmètre

Vérifié le . Périmètre : dédouanement de marchandises commerciales à l'importation et à l'exportation au Maroc, hors voyageurs, envois postaux et véhicules de particuliers. Les taux d'une ligne tarifaire se vérifient dans ADiL ; les circulaires de l'ADII priment sur ce résumé.

Ce guide est une information générale à visée pédagogique, pas un conseil juridique ou douanier. Les textes publiés par l'ADII et au Bulletin officiel font foi.

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